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Mobilisation des grands jours, les petits plats dans les grands, com à l’américaine : le mouvement citoyen a fait fort dimanche dernier lors de sa convention. Il n’y a pas à dire, le ministre du permis de conduire sait conduire un mouvement.

Car, entre deux bulldozers et deux chantiers, c’est lui le patron des « citoyennistes », innovation typiquement malienne et contribution fondamentale à la science politique. D’autant que la zone d’ombre majeure est éclaircie, à savoir si la structure est un parti ou non. Diantre non a-t-on assuré dès le départ, et non encore a-t-on martelé jusqu’à ce dimanche.

Alors c’est quoi ? Juste une dynamique. Il peut se targuer d’avoir dans ses rangs un président de la République, des ministres, des députés, un directoire, des militants, et bientôt des conseillers municipaux mais ça n’en fait pas plus un parti politique.

Les preuves ?

Il n’a pas de récépissé en tant que tel et il ne reçoit pas un centime de l’argent public offert aux partis. Contrairement à une structure comme l’UFD, un vrai parti politique avec une vraie force de mobilisation et qui répond, comme on l’a vu avec la mise raflée en 2008, aux critères d’éligibilité à l’argent public.

En clair, la preuve qu’on a des élus et des militants mais surtout un siège et des comptes en ordre. Le mouvement citoyen, lui, n’est pas là pour ça. On peut être de tous les partis et être avec lui et même si on n’est pas formellement avec lui, mais qu’on est avec ATT, alors on a atteint les objectifs de ce mouvement. Il est à équidistance et à la croisée de tous et de tout.

Tout ce qui renforce ATT le renforce. Il ne veut porter de l’ombre à personne, surtout pas aux partis politiques qui ont vocation à faire de la politique. Contrairement au mouvement citoyen. Tant pis pour ceux qui tardent à le comprendre et qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas. Ils n’ont qu’à créer le mouvement mitoyen pour leur champion. S’ils en ont un.


Adam Thiam

03 Février 2009