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La démission forcée du président sud-africain suscite de nombreuses interrogations au Zimbabwe, toujours suspendu à la mise en œuvre d’un accord de partage du pouvoir dont il fut le principal artisan. « Etant donné que Mbeki était le seul médiateur de l’accord, les Zimbabwéens se demandent ce que l’avenir réserve au pays« . « Le départ du président Mbeki ne met pas en danger l’accord« , assure toutefois Nelson Chamisa, porte-parole du MDC de Tsvangirai. La Communauté de développement d’Afrique australe, qui avait chargé Mbeki de cette médiation, est « garante de l’accord« , souligne-t-il. »Même s’il n’est plus chef de l’Etat, Mbeki pourrait rester le médiateur dans le dossier« . L’ANC a souhaité qu’il conserve cette mission au Zimbabwe. La SADC a affirmé qu’il n’y avait pas besoin d’être « un président en exercice pour résoudre un conflit« .Pour l’instant, Mbeki n’a pas fait connaître sa position. Mais, s’il reste sans casquette présidentielle, sa position pourrait être affaiblie, souligne Charles Mangongera, un analyste politique à Harare.