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Dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes au Sahel, le chef des opérations de paix des Nations Unies, Jean-Pierre Lacroix a souligné, mardi 18 mai 2021, devant le Conseil de sécurité, le rôle crucial que la Force conjointe du G5 Sahel.

Depuis plusieurs années, les pays du Sahel sont confrontés à un problème d’insécurité. Une situation qui semble empirer de jour en jour.

Malgré les multiples attaques terroristes, la Force conjointe du G5 Sahel, composé du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, continue de jouer un rôle décisif dans la lutte contre les groupes terroristes au Sahel.

Le G5 Sahel et la Minusma, main dans la main

Devant les membres du Conseil de sécurité, lors d’une réunion à laquelle participaient également le chef de la diplomatie du Tchad, Oumar Ibn Daoud ainsi que le commandant de la Force conjointe, le général Oumarou Namata, Jean-Pierre Lacroix a déclaré que la Force du G5 Sahel « continue de renforcer ses capacités opérationnelles. » Cette Force demeure, aux dires de M. Lacroix,« un élément essentiel des réponses sécuritaires pour lutter contre les groupes armés extrémistes dans la région, ainsi que d’autres problèmes transfrontaliers, notamment le trafic de personnes, de marchandises illicites, d’armes et de drogues. »

Quant à la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), le chef des opérations de paix a indiqué que celle-ci continuait de fournir un appui logistique aux sept bataillons opérant sous le commandement de la Force conjointe.À cet effet, M. Lacroix a noté que « le soutien opérationnel et logistique réactif de la MINUSMA à la Force conjointe est resté essentiel aux opérations de la Force, en particulier dans le secteur Centre. »

« Un financement plus prévisible » 

Lacroix estime toutefois qu’à l’avenir, le renforcement de la composante constituerait une étape importante non seulement vers l’amélioration de la surveillance des opérations militaires, mais aussi « pour les relier au renforcement de l’État, à l’appui au secteur de la justice et à la réforme pénitentiaire, ainsi qu’aux efforts déployés dans le cadre du respect des droits de l’homme. »

En raison de la nécessité de la force conjointe,M. Lacroix a plaidé pour « un financement plus prévisible » de cette Force, rappelant qu’elle« joue un rôle essentiel dans la réponse régionale à l’extrémisme violent. »

Pour rappel, le G5 Sahel est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité. Il a été créé lors d’un Sommet du 15 au 17 février 2014 par cinq (5) États du Sahel. Il s’agit de la Mauritanie, du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad.

Bakary Fomba

Source : saheltribune.com