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Les dossiers des maires, des exactions au nord, la lutte contre la délinquance financière, l’insécurité routière, etc. ont été évoqués lundi par le procureur général près la Cour d’appel de Bamako. Il a réfuté toute implication politique dans ces affaires.

Le procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Daniel Téssougué, a rencontré le 2 septembre 2013 tous les procureurs de son ressort sur quelques questions clés de la justice relatives au problème foncier, à cause duquel certains maires ont déjà eu maille à partir avec la justice, la situation des dossiers du Nord, la corruption, la délinquance financière et économique, l’insécurité routière, la garantie de la liberté individuelle.

Après sa rencontre, M. Téssougué a rencontré la presse. « On a évoqué ensemble quelques questions de la justice. Depuis un certain temps, il y a trop d’annonces assez contradictoires indiquant que la justice est en mission commandée contre certains individus et certains partis politiques. Il s’agit de donner certains éclairages sur la question foncière, car quelques maires ont déjà eu maille à partir avec la justice. Aussi le dossier relatif à la question du Nord », a dit le procureur général de la cour d’appel.

Selon le PG, « le dossier sur le Nord continue son petit bonhomme de chemin et les magistrats instructeurs sont en train de travailler. La paix sans justice est illusoire », a-t-il admis. Concernant la question foncière, le procureur général a dénoncé que pendant longtemps une seule parcelle pouvait avoir 10 à 15 propriétaires attribués par le même maire à la même date alors que les textes sont clairs pour ces opérations.

Pour Daniel Téssougué, il est temps de mettre fin à tout cela. « C’est pour cela que quelques autorités municipales sont allées en prison et d’autres sont poursuivies aujourd’hui et ça va continuer. Ça n’a rien à avoir avec les questions politiques ». Il a informé que présentement les dossiers de quatre maires sont à son niveau. Et d’ajouter qu’il y a d’autres autorités municipales dont les dossiers sont en phase préliminaire.

« Quand nous avons pris fonction en octobre, le garde de Sceaux a instruit à l’ensemble des partis quelques actes qui déterminent la politique de l’Etat ; à savoir : la corruption, la délinquance financière et économique, l’insécurité routière, la question foncière, la garantie de liberté individuelle. Ce qui est évident, la justice ne faiblira pas », a-t-il promis.

Sidiki Doumbia

03 Septembre 2013