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Le président du Parti de l’indépendance, de la démocratie et de la solidarité (PIDS), Daba Diawara, pense que les réformes engagées par le président Amadou Toumani Touré par rapport à la Constitution ne font peser aucune menace sur notre processus démocratique ni ne conduisent à aucune dérive monarchique.

C’était au cours de l’ouverture des travaux du 3e congrès ordinaire du PIDS. Daba Diawara estime que sauf si les tenants de cette thèse considèrent que la démocratie a disparu des pays qui figurent parmi les plus avancées du monde et dans lesquels le président de l’institution chargée de faire respecter la constitutionalité des lois et de gérer le contentieux des élections nationales est nommé par le président de la République ou ceux dans lesquels il définit la politique de la nation.

Daba Diawara en a appelé à une grande mobilisation en faveur du projet. Cette sortie de Daba Diawara n’a guère surpris les partis politiques invités dont le RPM, représenté par son président Ibrahim Boubacar Kéita. Pour le président du RPM, « le débat aura lieu Inch Allah ! ».

Les réformes préconisées par le président ATT suscitent de nombreuses interrogations. Si certains comme Daba les jugent opportunes, d’autres sans les rejeter, veulent une clarification des visées du président de la République. La création du Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), qui se réclame du chef de l’Etat, en rajoute à la confusion.

Denis Koné

11 Août 2010.