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Ibrahima Baba Kaké, pour décrire les communautés noires constituées hors d’Afrique du fait de la traite. L’esclavage des Africains est attesté dès le règne du pharaon Thoutmès III (1500 avant J.C) qui recevait de Nubie un tribut en or, en bétail et en esclaves.

Les captifs noirs de l’empire romain, signalés en Inde et en Chine au seuil de notre ère, se fondirent dans les populations. Il en fut différemment de la traite liée au commerce musulman à partir du VIIIè siècle.

Les esclaves convertis, ou non finirent par former des communautés importantes en Afrique du Nord (Maroc, Tunisie), en Egypte et en Irak où ils mirent en danger le Califat de Bagdad (révolte des Zendj, 880).

Toutefois, c’est l’esclavage européen à travers le commerce triangulaire vers le nouveau monde pour travailler dans les mines (Amérique Latine) cultiver la canne à sucre (Antilles) puis le coton (Amérique du Nord), qui entraîna la formation d’une diaspora importante aux Antilles, aux Etats-Unis dans le nord de l’Amérique du Sud (Colombie, Venezuela, Guyanes) et au Brésil.

Mais il n’y a guère que dans les territoires anciennement sous domination portugaise ou française qu’un métissage important se soit produit. C’est à partir des indépendances africaines 1960 qu’un mouvement vers une reconnaissance de l’identité noire, s’appuyait notamment sur les travaux de Cheikh Anta Diop émergea parmi les communautés de la diaspora noire dans les domaines historique et artistique.


12 Janvier 2009