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Le Club Sékou Touré a tenu, le mardi le 2 août, une conférence de presse sur le lancement du livre sur ‘’la deuxième édition du Club’’. La cérémonie était présidée par le vice-président du Club, Modibo Diakité. Il avait à ses côtés, le doyen Youssouf Traoré, la présidente du Club Mariam Diawara et le secrétaire général, Ahmed Sékou Diallo.

L’entrée de jeu, Modibo Diakité a planté le corps de la conférence de presse, qui, selon lui, comportait deux thèmes. A savoir le lancement du livre et la troisième édition de la Semaine Ahmed Sékou Touré. Le livre intitulé ‘’deuxième édition de la Semaine Ahmed Sékou Touré’’, selon le conférencier, s’articule essentiellement autour des thèmes débattus lors de la deuxième édition. A savoir : la pertinente de l’unité africaine, les enjeux actuels du panafricanisme à la lumière des idées du président Ahmed Sékou Touré et le combat mené par l’illustre homme d’Etat.

Ce même ouvrage contient des poèmes à la gloire du défunt président et des hommages rendus au professeur Jean Suret-Canale, à Almamy Sylla et au poète martiniquais, Aimé Césaire.
Dans son exposé, Modibo Diakité a soutenu que le panafricanisme n’est pas né en Afrique mais qu’il était plutôt un vent en provenance des Africains de la Diaspora.

Selon lui, le mouvement a pris essor pendant le quatrième congrès qui s’est tenu à de Manchester, avec l’entrée en lice des étudiants africains comme Kwame Nkruma et Jomo Kenyata.

Dr Seydou Bandia Kouyaté a, pour sa part, déclaré qu’«il y avait des nègres à la fin de la deuxième guerre mondiale, porteurs des espoirs africains, qui se sont battus pour le continent. Ce qu’on ne sait pas, c’est que ces aînés avaient comme compagnons, entre autres, Hô Chi Minh et Chou En Laï. Ce sont eux qui ont porté le problème de la race-nation. Ils ont trouvé sur place des jeunes comme Senghor, Damas, Alioune Diop qui avaient pour ambition de faire du continent un Etat».

Seydou Bandian Kouyaté d’ajouter que «l’ambition était de faire du continent une fédération à laquelle ils voulaient associer les Antilles. Les dirigeants européens ont eu peur car c’était une première fois de voir la rencontre entre des Africains et les Antilles».

Autre révèlation faite par l’ex-ministre et homme de lettres, c’est que la revue ‘’Cri nègre’’ qui vulgarisait l’information à l’époque, était dirigé par Modibo Kéïta pour le Soudan et Ahmed Sékou Touré pour la Guinée. L’objectif, selon lui, était la création d’une entité africaine .

Pour sa part, le doyen Youssouf Traoré a déclaré qu’il est émerveillé de voir que les jeunes pensent à une Afrique unie, qui était le rêve de Modibo Kéïta, de Léopold Sedar Senghor, de Sékou Touré.

Par rapport à la rencontre qui va se tenir du 13 au 15 septembre à Conakry, date qui va coïncider avec le 50e anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le Secrétaire général, Ahmed Sékou Diallo, a déclaré que sur invitation de la Section de Conakry, le Club Ahmed Sékou Touré du Mali va présenter une communication sur les ‘’raisons du vote positif du Soudan au référendum du 28 septembre 1958’’.

Autre invitation, celle des Guinéens de la diaspora installés à Paris, adressée au Club Ahmed Sékou Touré du Mali. Pour sa participation à la Semaine Ahmed Sékou Touré, qui se tiendra du 27 au 30 septembre à Paris, le Club AST de Bamako va présenter une communication très attendue sur ‘’l’Afrique du XXIe siècle face au défi de l’Unité africaine’’.

Pierre Fo’o Medjo et Samba TRAORE
*Stagiaire

04 Septembre 2008