Partager

Le président égyptien issu du scrutin qui s’est ouvert mercredi devra faire face à un défi économique majeur, la croissance et les investissements étant en berne depuis la chute de Hosni Moubarak qui a laissé un pays en proie à des inégalités sociales criantes. Après une augmentation de 5,1% en 2010, le PIB a progressé de seulement 1,8% en 2011. Et selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), la croissance sera encore plus faible cette année, avec une hausse de 1,5%, avant +3,3% en 2013. Le taux de chômage a pour sa part grimpé aux alentours de 12% -et même 24% parmi les jeunes- contre 9 % autrefois, selon les chiffres officiels. Selon Mahmoud Abdel Fadil, professeur d’économie à l’université du Caire, « le grand défi du président sera d’attirer les investisseurs étrangers et de relancer le tourisme » afin de « rééquilibrer la balance des paiements » et de « rétablir les réserves » en devises de la Banque centrale, qui ont fondu de moitié en un an. La seule façon de stimuler l’économie est « de mener des réformes politiques et d’assurer la sécurité, c’est la priorité numéro un, avant même les réformes économiques », renchérit Ahmed Gamal, directeur général de l’Economic Research Forum. Pilier de l’économie, le tourisme, qui emploie 10% de la population, a vu ses revenus chuter de 30% en 2011. AFP