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Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) a refusé jeudi dernier de rencontrer le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique. Motif : le Snesup juge que le ministère du Travail, de la fonction publique et de la Réforme de l’Etat est plus « habilité » à négocier avec lui, avant l’entrée en vigueur de son mot d’ordre de grève illimitée à compter du 26 février.

La rupture est-elle consommée entre le ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique et le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) dans la gestion de la lancinante crise qui paralyse l’école malienne ? C’est la question que posent nombre d’observateurs, eu égard à la tournure que prennent les événements, qui se déroulent à l’Université de Bamako.

Le jeudi, 14 février, une rencontre était prévue entre le Snesup et le ministre Touré pour relancer les négociations sur les doléances des syndicalistes. Une rencontre annulée sine die suite à la décision du Snesup d’interrompre tous pourparlers avec le cabinet du ministre Amadou Touré « avant les négociations réelles au sein de la commission de conciliation » mise en place par le ministère du Travail, de la Fonction publique et de la Reforme de l’Etat (MTFPRE).

Dans une lettre qu’il a néanmoins adressée au ministre Amadou Touré pour expliquer les motifs de son « faux-bond », le Snesup rappelle, qu’ « il a déposé le 11 février 2008 un préavis de grève auprès du MTFPRE, qui prendra effet à partir du 26 févier prochain ».

Les syndicalistes précisent aussi dans la lettre, que « l’unique point de revendication du préavis de grève est la sanction totale des auteurs des agressions physiques et morales du personnel enseignant et administratif du supérieur et le rétablissement total de la sécurité dans les Facultés, Instituts de l’Université de Bamako et grandes écoles ».

C’est dire que l’année scolaire est en train de s’acheminer vers un fiasco.

Amadou Waïgalo

18 février 2008.