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En Tunisie, des formations de l’opposition plaident pour des « solutions radicales » pour remédier à « une crise sociale profonde » à la suite des troubles dans la région de Sidi Bouzid. Les limogeages se multiplient : des gouverneurs et des ministres, conséquence directe des événements qui ont poussé cette semaine, fait exceptionnel, le président Ben Ali à s’exprimer dans les médias.Mercredi plusieurs ministres avaient perdu leur portefeuille, notamment celui de la Communication Oussama Romdhani, qui était aux manettes de ce secteur depuis quinze ans. Son départ a été réclamé par le PDP, Parti démocratique progressiste. Pour cette formation d’opposition il est l’un des deux responsables, avec le ministre de l’Intérieur, toujours en poste, de la dégradation de la situation.Face à l’étendue du mouvement, l’opposition à plaider jeud 30 novembre pour des solutions radicales. « Il ne s’agit pas de cas isolé ni d’une crise conjoncturelle », ont insisté plusieurs leaders, qui réclament une révision des choix politiques, économiques et sociaux.RFI.FR.