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La situation scolaire et universitaire au Mali : proposition de sortie de crise». Tel est le thème d’une conférence-débat que le Rassemblement Pour le Mali (RPM) organise demain samedi 29 mars dans la salle des Banquets du Centre international des conférences de Bamako.

Sont invités à ce rendez-vous d’échanges, les partis politiques, les syndicats des enseignants, l’Association des parents d’élèves, l’Association des élèves et étudiants du Mali, les anciens ministres de l’Education nationale, les représentants des départements et structures de l’Education nationale, les promoteurs d’écoles privées et des medersas, les conseillers culturels des ambassades, les représentants des agences de coopération, le Haut conseil islamique du Mali, l’Eglise catholique et l’Eglise protestante du Mali ainsi que l’association N’Ko.

Cette conférence-débat sera placée sous la présidence du président du parti, l’honorable député Ibrahim Boubacar Kéïta et aura comme conférencier Moussa Koumaré, professeur d’enseignement secondaire avec comme modérateur, l’ancien Premier ministre, Modibo Kéïta.

Auparavant, dans une déclaration déposée à notre rédaction en date du 25 mars, signée du président du parti, El Hadji Boubacar Kéïta, le RPM, face à la «dégradation persistante» des conditions de vie des Maliens due, selon lui, «à la flambée des prix des denrées de première nécessité et au pouvoir d’achat des populations qui ne cesse de s’effriter», appelle le gouvernement à prendre des mesures courageuses.

Cela en vue de «ramener les prix des denrées de premières nécessité dans des proportions compatibles avec le pouvoir d’achat du Malien moyen et d’assurer leur disponibilité et leur accessibilité géographique».
Le RPM dénonce également «la perte du sens de la responsabilité du pouvoir» face à la situation actuelle.

Il estime que la petite phrase du président de la République «Bè bi ba bolo» lancée lors de son discours du 8 mars, journée internationale de la femme, est un «aveu qui révèle l’inanité et la vacuité totale de toutes les ambitions affichées dans le Programme de développement économique et social (PDES) du président de la République».

Par conséquent, les Tisserands souhaitent l’organisation d’un débat sur l’ensemble des questions d’intérêts national (crise scolaire et celle du nord) afin que des solutions partagées et acceptables par tous soient trouvées.

Alassane DIARRA

28 mars 2008.