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Notre école traverse une crise qui ne dit pas son nom. Elle est prise en otage par des revendications syndicales qui accusent le gouvernement du non respect des engagements signés. Fort de ce constat que le Rassemblement Pour Le Mali (RPM) a organisé une conférence sur la situation scolaire au CICB le samedi dernier. Cette conférence a regroupé : les anciens Premiers ministres, les Parlementaires en charge de l’Education, les anciens ministres de l’Education, les partis politiques et les syndicats d’enseignements. Elle avait pour but la sotie de crise sur fond de tenue d’une table ronde.

Lorsqu’on parle de l’école malienne en ces temps-ci ce sont toutes les couches sociales qui sont interpellées pour en débattre. C’est ce difficile exercice que le Rassemblement Pour le Mali a débattu avec le monde scolaire, étudiants, parents d’élèves, professeurs et ministres afin de trouver une solution à la crise scolaire qui perdure depuis des années.

Selon le président du RPM, ancien Premier ministre, la question scolaire interpelle tous les Maliens. «Quelles ressources humaines pour reprendre la main. L’école étant la seule arme de combat contre la pauvreté, il y a nécessité voire urgence de régler le problème de l’école malienne. La mondialisation axée sur le savoir il faut l’engagement de tous les démocrates. Car la crise de l’école est un aspect de la crise de la société. Démocrates de tous les partis unissons-nous pour sortir de l’école de la crise», a-t-il souhaité.

Le conférencier, le professeur Moussa Koumaré, ancien proviseur du lycée Technique et conseiller technique au ministère de l’Education Nationale, a fait le diagnostic des maux que connaît l’école. Pour lui, l’école serait malade des effectifs pléthoriques, les désaccords, le faible niveau des élèves et des enseignants, la relecture de tous les textes de l’enseignement, la révision annuelle des filières. Il a déclaré que toutes les revendications estudiantines et professorales font ressortir des problèmes d’argent.

Selon le prof Koumaré, l’école fume mais ne brûle pas. «Pour l’intérêt supérieur de la nation, il faut sauver l’école», a-t-il insisté.
_ Le conférencier propose aussi une table ronde des différents ordres d’enseignement avant la tenue du forum sur l’école que le gouvernement envisage d’organiser d’ici cinq mois et le respect des engagements signés.

Moustapha GUITTEYE

31 mars 2008.