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Le Secrétaire Général du ministère de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Aboubacrine Alpha, a rencontré hier dans la salle de conférence de son département, les membres du Bureau national de la Fédération de l’Education National (FEN). C’était en vue de renouer le dialogue qui avait été interrompu entre les deux départements en charge de l’Education et ce syndicat.

En convoquant cette réunion, le Secrétaire général du ministère de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues nationales voulait donner des précisions sur l’absence de son département à la marche de la FEN. Pour ce manquement, les syndicalistes ont décidé de boycotter les activités des deux ministres en charge de l’Education.

Selon le Secrétaire général, la FEN fait partie des partenaires incontournables de l’Education de Base. «L’école malienne repose sur les enfants et vous, les enseignants. Ce qui est arrivé est regrettable. J’ai pris l’initiative de vous rencontrer pour mettre fin à cette incompréhension. Il faut que vous compreniez que ce n’est pas de la négligence, ni un dédain. Nous n’avons jamais refusé votre invitation. Nous sommes là pour lutter ensemble pour l’intérêt supérieur de l’école malienne» a soutenu le Secrétaire Général.

Pour sa part, le Secrétaire Général de la FEN, Youssouf Ganaba, a affirmé que depuis la nomination de Mme la ministre Mme Diallo Aminata Sidibé, elle n’a pas rencontré sa fédération. Toute chose qu’il a qualifiée d’indifférence à leur égard. A ce propos, il rappelle que «depuis une décennie, nous avons été impliqués aux activités de l’éducation pour trouver des solutions à certains problèmes. C’est pourquoi nous avons adressé une correspondance aux deux ministres en charge de l’Education pour leur notifier le boycott de toutes les activités qu’ils vont présider», a-t-il précisé. Avant de revenir sur le rôle dévolu à la FEN dans la gestion de l’école au moment où les syndicalistes semblent revenir à de meilleurs sentiments.

Pour ce faire, ils ont décidé de se rencontrer afin d’analyser les voies et moyens susceptibles de conduire à la levée du mot d’ordre de boycott.

Rappelons que c’est pour protester contre le non accueil des marcheurs par les deux ministres en personne que le Bureau national de la FEN a demandé à ses structures régionales, locales, communales et aux syndicats fédérés de rompre le dialogue avec les ministres concernés jusqu’à nouvel ordre.

Le boycott consistait donc à ne pas participer aux cérémonies présidées par ces ministres et à leur accueil lorsqu’ils sont en mission.


Ramata TEMBELY

17 avril 2008.