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L’école malienne est plongée, en ce dernier moment dans une crise qui s’enlise eu égard aux agitations et revendications de tous ordres. En effet, après le collectif des syndicats de l’éducation et le SNEC, c’est le tour à l’AEEM de débrayer lorsque le chronogramme des compositions du deuxième trimestre est connu. Les terminalistes avant les examens de fin d’année. Cependant, cette date butoir 11 mai a été pris en otage par l’AEEM pour des raisons encore confuses.

Le lundi, les terminalistes des secondaires qui étaient concentrés sur les épreuves, ont été surpris du report des compositions. Au motif, selon des sources concordantes, que l’Académie d’enseignement de la Rive droite aurait reçu des menaces de boycotter des compositions. Il s’agissait de la rétention des bulletins des établissements publics par les enseignants, et le retard de certains élèves dans la révision des leçons.

A en croire les mêmes sources, la Directrice de l’Académie de la Rive droite aurait accepté les propositions de la délégation de l’AEEM en révisant de nouveau le calendrier des évaluations scolaires. Pourtant, suite à des négociations, il a été convenu que les établissements privés composent ce jour 13 mai et les établissements publics le lundi 18 mai.

En tout cas, la situation est plus que sérieuse et c’est le devenir du pays qui est entre les “intouchables” associations et autres regroupements à l’école. La réclamation des bulletins du 1er trimestre par l’élève est juste, cependant, boycotter les compositions au motif que les élèves ne sont pas prêts est sans doute une ingérence de l’association dans l’administration scolaire.

Face à l’ampleur des problèmes de l’école, il urge d’aller vite en adoptant des solutions puisqu’on est à quelques semaines des examens de fin d’année. Les responsables du comité de suivi t d’évaluation comité du forum sur l’école sont interpellés.

Ousman BERTHE

13 Mai 2009