Partager

Les autorités scolaires entendent tout mettre en œuvre pour sauver l’année scolaire, notamment au niveau du secondaire où les élèves n’ont encore subi aucune évaluation depuis la rentrée en octobre 2007. Mais le doute s’affirme jour après jour surtout après la décision de la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses) de cesser toute collaboration avec le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr. Amadou Touré.
Dans une lettre adressée au Premier ministre le 24 avril 2008 dont une copie a été déposée dans notre rédaction, la Coses a fait part de sa décision « de désobéissance au ministre des Enseignements secondaires, supérieur et de la Recherche scientifique ».

Cette décision de la Coses qui, aux yeux de nombreux observateurs, tue tout espoir dans la résolution de la crise scolaire, fait suite, selon elle, à la décision du ministre Touré d’organiser les compositions dans le secondaire en dépit de son mot d’ordre de non-évaluation et de boycott desdites compositions.

Aussi la Coses accuse-t-elle le ministre de fouler aux pieds le principe de la continuité de l’Etat. Elle justifie cette accusation par le fait que leur ministre de tutelle « refuse de reconnaître les accords du 17 juillet 2007 signé entre les syndicats de l’enseignement secondaire et le gouvernement d’Ousmane Issoufi Maïga ».

Démissions
Les enseignants ne décollèrent plus aujourd’hui contre le ministère, qu’ils accusent de continuer à nier l’indemnité de logement comme ayant fait l’objet d’un accord le 17 juillet 2007 avec le précédent gouvernement. Auparavant, les syndicalistes avaient décliné le samedi 26 septembre dernier l’invitation du ministère à prendre part à un échange sur la situation qui prévaut dans l’enseignement secondaire.

L’école semble être reléguée au second plan. Face à l’inaction de l’Etat, de la société civile et surtout des politiques de sortir l’école malienne de l’ornière, ils sont nombreux nos concitoyens qui pensent que toutes les couches socioprofessionnelles censées s’impliquer pour la mise en œuvre d’une « école apaisée et performante » ont démissionné.

Le président de l’Association des communicateurs traditionnels du Mali, Mohamed Ben Chérif Diabaté a, la semaine dernière, au cours du congrès de l’Union pour la République et la démocratie (URD) interpellé les hommes politiques qui, a-t-il rappelé, se sont unis comme un seul homme pour soutenir en 2007 l’élection du président ATT. Il a demandé aux partis et aux hommes politiques à se mobiliser comme en 2007 pour trouver une solution à la vie chère, à la crise au nord, mais aussi et surtout au problème scolaire.

A-t-il prêché dans le désert ?

Amadou Waïgalo

30 avril 2008