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Comme le dit un adage “de la discussion jaillit la lumière”. C’est dans cette optique que le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, le professeur Amadou Touré avait initié une série de rencontres avec les différents syndicats pour pallier la crise qui prévaut actuellement au secondaire et au supérieur.

Après la Confédération Syndicale des Enseignants du Secondaire (COSES) et l’AEEM, le jeudi dernier c’était le tour du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP) qui a répondu par la négative via une correspondance dont la teneur est la suivante : “le 11 février 2008, le Comité Exécutif National du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (CEN SNESUP) a déposé un préavis de grève auprès du ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat qui sera exécutoire à partir du 26 février”.


LA REVENDICATION DU SNESUP

L’unique point de revendication posé dans ce préavis est la sanction totale des auteurs des agressions physiques et morales du personnel enseignant et administratif du supérieur et le rétablissement total de la sécurité dans les facultés, instituts de l’université de Bamako et grandes écoles.

Pour ouvrir les négociations le ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat est chargé, dans les règles de l’art, de créer une commission de conciliation avant l’entrée en vigueur du mot d’ordre de grève. Par conséquent, le SENSUP décline toute rencontre avec vous et votre cabinet avant les négociations réelles au sein de la Commission de conciliation.

LE SNESUP REFUSE LA RENCONTRE

La correspondance en question était signée par le secrétaire général du Comité Exécutif National du SNESUP, le Dr Abdoul Mallé.

Le ministre, pour la réception des responsables syndicaux du SNESUP, avait mobilisé les membres de son cabinet, et le représentant des parents d’élèves qui est en même temps le président du comité de suivi pour une école performante et apaisée, El Hadj Sekou Soumano.

Actuellement les militants du SNESUP accusent le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique d’avoir négligé leur sécurité.

Mamoutou DIALLO (Stagiaire)

18 Février 2008.