Partager

Un deuil national était observé jeudi en hommage à six gendarmes tués par un groupe armé en Tunisie où la grave crise politique persiste avec l’opposition accusant les islamistes de tergiverser sur leur promesse de quitter le pouvoir. Si la présidence a annoncé un deuil de trois jours, aucune cérémonie officielle n’est prévue en raison du refus des familles des victimes très remontés contre le gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahda.Selon une source militaire interrogée par nos soins, les proches de tous les défunts ont rejeté toute présence officielle aux funérailles.Ils reprochent au pouvoir le manque de moyens pour lutter contre les groupes armés jihadistes qui déstabilisent régulièrement le pays. Pour leur part, les branches régionales du puissant syndicat UGTT ont annoncé des grèves générales à Kasserine et Sidi Bouzid, si bien que les écoles et administrations étaient fermées tout comme de nombreux commerces. Selon le gouvernement, le groupe « terroriste » responsable de la mort des gendarmes est toujours « pourchassé ». Ces nouvelles attaques viennent encore fragiliser le pays, empêtré dans une interminable crise politique depuis l’assassinat fin juillet du député d’opposition Mohamed Brahmi, attribué par le gouvernement à un commando jihadiste.Ce conflit entre l’opposition et le gouvernement dirigé par Ennahda a connu un nouveau rebondissement mercredi avec le report à vendredi du « dialogue national ». AFP.