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«La classe politique face aux défis de demain». C’était le thème d’une table-ronde que l’Alliance des jeunes démocrates organisait le samedi 21 avril dernier au Centre Djoliba. Elle réunissait les différentes tendances nées au lendemain de l’insurrection militaire qui mis fin au pouvoir d’ATT, qui étaient appelées à faire le point de la rencontre des forces vives de Ouaga et à se prononcer sur les conclusions de celle-ci.
Le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR) était représenté par Tièman Coulibaly, Président de l’UDD, et Sidi Bocoum du PDES.

Le Président de l’Union des jeunes du RPM, Moussa Timbiné, était présent pour le compte du Parti des tisserands, le Pr Rokia Sanogo au nom du Mouvement populaire du 22 mars (MP22) et la Convergence pour sauver le Mali (CSM) représentée par Moussa Mara, Président du parti Yèlèma et Bréhima Kambena du CNID Faso Yiriwa Ton. Les différents intervenants ont salué la tenue de cette rencontre, en ce sens qu’elle avait le mérite de réunir pour la première fois les différentes tendances.

Il ressort des diverses interventions que Ouaga a permis de poser les balises de la sortie de crise. Le Président du parti Yèlèma, Moussa Mara, a ouvert le bal en rappelant d’abord la position du regroupement dont il est membre. Pour le Maire de la Commune IV, après la rencontre de Ouaga, l’urgence, c’est de s’atteler à la résolution de la situation. Après l’investiture du Président par intérim, il reste à résoudre trois points. Il s’agit de trouver qui doit diriger la transition, le contenu de celle-ci et le rôle du CNRDRE. Le président de Yèlèma n’a pas souhaité commenter les conclusions de cette rencontre pour ne pas se lancer dans des débats inutiles. Mara a également noté une évidence, l’aspiration des populations maliennes à un changement et rappelé la nécessité de l’intervention de la communauté internationale pour aider notre pays dans la guerre pour libérer le Nord.

De son côté, le Président des jeunes du RPM a indiqué que son parti, en tant que formation politique, assume ses choix. Selon lui, sa position n’est dirigée contre personne. Au RPM, on ne veut pas d’une transition de longue durée. Pour Timbiné, plus la transition durera, plus il en sera de même pour les souffrances des populations du Nord. C’est pour cette raison, qu’il a ajouté que l’intérim devait s’arrêter au bout de 40 jours. Après cette période, on envisagera ce qu’il y a lieu de faire. «N’importe qui peut prétendre à diriger la transition. Si Dioncounda veut diriger la transition, on verra», a-t-il dit.

Pour le représentant du CNID Faso Yiriwa Ton, celui fait l’intérim ne doit pas faire la transition. Mais le CNID est favorable à un intérim conforme aux dispositions de l’accord cadre. Du côté du MP22, on appelle à une convention nationale, qui va réunir l’ensemble du peuple malien, pour décider de ce qu’il faut faire. Le Pr Rokia Sanogo prône le même scenario qu’en 1991, c’est-à-dire une transition, après la période intérimaire, pour organiser des élections libres et démocratiques. Pour elle, cette convention nationale va déterminer le rôle du CNRDRE et décider d’un chef pour conduire la transition. A l’en croire, outre la situation au Nord et l’organisation des élections, la feuille de route de cette transition ne doit pas occulter les autres préoccupations du peuple.

Youssouf Diallo

22 Septembre du 23 Avril 2012