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Depuis le coup d’Etat du 22 mars 2012, la population de Bozola dort d’un œil. Déjà avec le coup d’Etat, les familles qui sont proches du siège de l’ORTM ont souffert le martyre. Le bruit des armes, les balles perdues ont énormément perturbé leur quiétude. Elles commençaient à peine à oublier les affres du coup d’Etat du 22 mars 2012 que survint ce qu’il est convenu d’appeler « la guerre des bérets » pour les uns et le « contre coup d’Etat » pour les autres. Le 30 avril 2012, contre toute attente, Bamako allait vivre des heures difficiles. Selon les informations, un détachement des bérets rouges, parti du camp des paras commandos, va assiéger l’ORTM aux environs de 19 heures.

En plus de la grande frayeur qu’ont vécue nos confrères de l’ORTM, les langues se délient aujourd’hui du côté de Bozola pour dénoncer l’insécurité que vit la population. « En plus des bruits des armes, la population de Bozala a perdu le 30 mai 2012, deux de ses fils : Assétou Ballo et Salif Camara », a indiqué Fantani Touré, célèbre artiste malienne. Native de Bozola, Fantani Touré, au cours d’un point de presse, s’est faite porte voix de la population de Bozola. « Les personnes âgées, les femmes, les jeunes et les enfants, ne se sentant plus en sécurité, à cause des balles perdues qui partent de l’ORTM, à l’occasion des combats entre militaires, souhaitent aujourd’hui que l’Etat malien prenne des dispositions rapides pour concrétiser le projet de déménagement de la maison de la radio télévision du Mali », a-t-elle indiqué.

Assane Koné

Le Républicain du 10 Mai 2012