Partager

Une délégation de 06 personnes venant de différents pays de l’Afrique de l’Ouest, tous du Forum de la société civile de l’Afrique de l’Ouest, a séjourné au Mali pour faire le point de la crise Malienne. A l’issu des consultations avec les autorités et certains groupes de la société civile Malienne. La mission a fait part de ses observations et de ses recommandations.

C’était lors d’une conférence de presse animée, le Samedi 16 février 2012 à l’immeuble cinéma ABC, par Abdoul Gadiry Diallo de la Guinée Conakry, Abdoul Diallo du Sénégal, Mamadou Keita de la Guinée Bissau, Tiémoko S. Sangaré du Mali.
Crée en 2003 à Abudja, le Forum des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest regroupe plus de 150 organisations de la sous région. Une entité totalement indépendante, le Forum est une initiative de la société civile représentant les peuples à la base. Son objectif est d’amener le citoyen à comprendre qu’est-ce que la CEDEAO, impulser les missions des plates formes nationales, surveiller la mise en œuvre des programmes assignés par les Etats.

Au Mali, la mission a constaté que les idées discordantes de certains acteurs ont compliqué la tâche pour la résolution de la crise Malienne après sa rencontre avec les coalitions et réseaux de la société civile, le comité parlementaire sur la sécurité et la défense, le Haut Conseil Islamique, la Commission Nationale des Droits de l’homme et les organisations des Droits de l’homme, le National Democratic Institute(NDI), le représentant spécial de la Commission de la CEDEAO au Mali, la cellule Nationale de la CEDEAO, le Haut commissariat de l’Onu sur les Droits de l’homme, la Faculté de Droit et des Sciences politiques de l’Université de Bamako, le ministère de l’intégration.

Pour le FOSCAO, la crise malienne se définie par la violation de l’intégrité de son territoire, une crise institutionnelle qui s’est cristallisée par le coup du 22 mars. Ainsi, la mission à encourager le peuple Malien à travailler résolument pour une transition vers l’ordre démocratique. La mission a cependant exprimé ses préoccupations par rapport au fait que le capitaine Sanogo, un des acteurs principaux dans la crise Malienne, soit nommé pour diriger une commission sur la reforme des forces armées. La mission a noté l’institutionnalisation de la feuille de route qui aboutit sur les élections fixées au 7 juillet et croit fermement que la transition sera effective à la date indiquée. La mission pense que la priorité serait pour une réconciliation sincère, la tolérance et le respect des droits de l’homme.

Pour les membres du FOSCAO, les allégations d’une société civile impliquée dans le support des putschistes et menaçant l’ordre démocratique ne sont ni justes ni Justifiées et a demandé à la société civile Malienne de rester fidèle à la lutte pour la restauration complète de l’ordre démocratique. Le FOSCAO a enfin félicité les autorités universitaires dans leurs efforts, la CEDEAO pour son rôle important joué depuis que la crise a éclaté.

Fakara FAINKE.

Le Républicain du 18 Février 2013