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Après deux mois d’exil en France, pour soigner une gueule cassée par des compatriotes, pour avoir soutenu publiquement, sans retenue et sans réserve, un mythomane et traficoté en son temps avec un général président déchu, le numéro un de l’Adema-Pasj, Dioncounda Traoré, en verve, pour ne pas dire remis d’aplomb, retourne au bercail sous la discrète pression de la Cedeao et d’un pan de la Communauté internationale.

Il revient de loin, de la France pour qui il dilapide, comme ça, près de 100 millions Fcfa (l’argent du contribuable) après sa tentative d’assassinat. C’était pour panser quelques blessures, non bénignes, qui ne représentaient aucun écheveau pour les toubibs de sa terre natale. De qui avait-il peur parmi ses compatriotes, ses ennemis invisibles ? Il avait sa propre raison de fuir la mort. Laquelle ? La question lancinante réside ailleurs en silence. Tenez-là ! Les Maliens aiment-ils le premier président de la République de la planète Terre copieusement molesté à même son palais par ses propres frères ? C’était du jamais vu depuis que le monde est monde.

Faute d’institut de sondage dans une République laïque et démocratique, toutefois incapable d’organiser depuis l’indépendance des élections, en temps réel, suivant la convention universelle en la matière, personne ne peut donc mesurer à sa juste valeur le degré de popularité de Dioncounada Traoré.

Quoi qu’il en soit, la haine et l’amour imbibent le cœur d’un peuple divisé, éploré, dépité, épris de paix et de justice, davantage appauvri par deux types de malfrats séculaires indétrônables. Sauf par Dieu !
Le malfrat endogène entretient la nacelle. Tandis que le briguant exogène pilote le navire au gré de ses intérêts avec la complicité tacite de Lucifer pour accentuer le douloureux calvaire des Maliens. C’est fait…

Depuis le coup d’Etat survenu au crépuscule du 21 mars 2012, pour chasser tardivement une crapule de la colline du pouvoir, avec les bâtons de feu des «hommes de mille» du truculent capitaine courageux, Amadou Aya Sanogo, «environ 4,6 millions de personnes, dont 1,7 millions d’habitants des régions du Nord», vivent dans une insécurité alimentaire criarde.Ce n’est pas tout.
Au plan économique, culturel, entre autres secteurs très sensibles, le Mali, scindé en deux par d’autres malfrats utilisant la religion –la franc-maçonnerie s’entend-, agonise au fond d’un profond gouffre sous le regard des bailleurs de fonds, aux sourires carnassiers, avides de charognes pour renflouer leurs réserves déjà inépuisables en voie de pourriture au moment où, le nombre d’affamés double, voire triple, sans exagérer quadruple celui des rassasiés à satiété. Ils jettent même de la bonne nourriture dans les poubelles d’Europe ou d’Amérique.

Au plan politique, c’est l’imbroglio total à feu continu au Mali. Ici et ailleurs, en Afrique et le reste du monde, un petit monde plus vorace que jamais, cherche une voie de salut, pourtant à portée de sa main, pour un petit pays en proie à une crise institutionnelle et insurrectionnelle. Leur éclaireur s’appelle Cedeao.

Est-ce à dire que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), ce «syndicat» de présidents ouest africains sous la coupole de l’Organisation des Nations unies (Onu), lèche-bottes de l’Union européenne (Ue), craintifs des Etats-unis d’Amérique (Usa) -alias «gendarme du monde»- au grand mépris de l’Unesco, garant lègue (patrimoine mondial) des 333 Saints de Tombouctou, l’Union africaine (Ua) et de l’Union monétaire ouest africaine (Uemoa), détient tous les outils pour baliser ladite voie ? La feuille de route à-lui, concoctée inpeto par ses soins, pour les intérêts de ses membres putschistes, en l’occurrence Blaise Compaoré et Alassane Ouattara, imposée aux Maliens, tient-elle la route à l’heure où les Africains se réveillent brutalement et s’apitoient sur leur triste avenir déjà compromis ?

Loin d’être un chemin de fer come from Ouagadougou, décrié sous cape par de très nombreux Maliens quant à sa forme, ce que l’autre appelle dans un autre registre «machin truc», rappelle justement à la Cedeao que son premier rôle, après le nettoyage en règle à la Sanogo – nommé, on ne sait par qui et pour quoi, président du Comité militaire de réforme et de suivi des forces armées et de sécurité, en sus de son statut d’ancien président – consistait tout juste, ès qualité de communauté économique pour promouvoir l’intégration sous-régionale, à aider notre pauvre pays à sortir de l’antre de Lucifer, patron des malfrats des temps modernes. Avec, bien sûr, la bénédiction de l’Ua et de l’Onu.

Vraisemblablement, la Cedeao usurpe le rôle de l’Union africaine, dont le silence de carpe, face à l’agonie des Maliens est impardonnable. Peut-être, elle se justifie, pour la bonne et simple raison que la force noire (briguant exogène), à l’origine de sa création, la manipule depuis sa naissance, trouve normal que le Soudan, Bissau, Conakry, Casamance, Somalie, Ethiopie, Libye, Côte d’Ivoire, etc., s’embrasent de plus belle, comme le Nord du Mali, pour mieux pomper les avoirs inépuisables des indigènes du XXIe siècle.

Depuis l’arrivée des premiers colons et des esclavagistes, cette sangsue suce sans vergogne le sang des Africains et distribue gratuitement la mort. Elle ne s’arrêtera jamais. Sauf si Dieu – Qu’Allah est très fort – s’en mêle pour briser les chaînes. Cependant, que Dieu préserve tout le monde de cette tendance drastique et barbare qui peut se renverser à tout moment ! Amen !
Pour l’instant, il ne faut jamais l’oublier, le colonisateur change de visage en fonction de ses intérêts. Maintenant, il évolue graduellement dans le secteur économique. Son mode opératoire reste entier : «Le bâton et la carotte».

Le bâton du jour cogne la tête et tapote les fesses des non alignés sous forme d’embargo, de rébellion, de guerre civile et tribale.

La carotte indispensable à toute vie entre dans la bouche des alignés sous forme d’aides, de prêts remboursables à l’infini, de subventions moyennant une portion congrue de terroir riche en matière première rare, voire de dons et d’accords de défense pour amuser la galerie.

Voilà, en bref, le prix démesuré à payer pour survivre en paix au seuil de la pauvreté. Alors que la force noire, sous le magistère de Lucifer, dépourvue de matière première de première nécessité pour entretenir les Lucifériens, vit au crochet d’une Afrique où tout est à faire.

Continent le plus riche de la planète Terre, le berceau de l’Humanité occupe ainsi la place d’éternel mendiant au grand bonheur du reste d’un monde truffé de la plus grosse bande d’oiseaux dangereux, granivores et picoreurs chez les indigents.

Le cas Mali en apporte la preuve tangible. D’ailleurs, sa plus grande crapule, malfrat endogène, se terre au Sénégal à l’instar du bourreau Hussein Habré. Après ses crimes on ne peut plus crapuleux, il doit rendre compte et payer sa dette, mort au bout d’une corde, devant un peloton d’exécution ou bien vif dans un trou à rats, au meilleur des cas.

Le dictateur Moussa Traoré, libre aujourd’hui de tout mouvement, l’a fait sous ATT. Pourquoi pas ce second couteau à double-tranchant ? La force noire tapise dans le giron de la Communauté internationale ignore royalement cette maldonne. Qui plus est, elle pousse la Cedeao à déblayer la voie qui mène au fond de l’abîme où hibernent les Maliens.

La Cedeao, c’est quoi même ? La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest avait été mise sur orbite pour mener à bon port l’intégration ouest africaine au plan économique tout court. En s’immisçant dans la politique, elle marche à contre-courant là où l’Uemoa feint de ne rien voir pour ne pas jeter ses billes contrôlées par Lucifer dans la prochaine guerre pour libérer les deux tiers du Mali sous la botte des islamistes, des intégristes, des terroristes, des coupeurs de routes et des narcotrafiquants d’ascendance berbère. Les berbères avaient pour mission de répandre l’Islam en Afrique. Parallèlement, ils perpétraient des razzias et pratiquaient l’esclavage partout où ils passaient dans le Sahara.

Qu’il pleuve ! Qu’il vente ! Que la poussière tombe ! Cette guerre qui prend forme battra inévitablement son plein. Telle est d’ailleurs la volonté des chasseurs de primes. Disons des casseurs de terroristes.
Que reste-t-il à faire pour la déclencher ? Un président légalement choisi pour diriger la transition après l’intérim.

Il s’y ajoute un gouvernement d’union nationale à la place du gouvernement de fantoches du Martien.
Cela va s’en dire que le Mali n’a plus de président de la République depuis la fin de l’intérim de l’ancien président de l’Assemblée nationale. Bien que la Cedeao, encore et toujours elle dans les affres de notre pays, tente de faire passer le mentor de l’Adema-Pasj président de la transition sans le consentement des Maliens. Qui dit le contraire apportera la preuve en fonction de la loi et la volonté du peuple.

En tout cas, Dioncounda Traoré demeurera jusqu’à la fin des temps un ancien président de la République. Pour le moment, il est le président virtuel du Mali. C’est indéniable !

Dioncounda Traoré, président de la transition au Mali ? Ça passe ou ça casse ! Tout dépend, une fois de plus, de la volonté de la classe politique et de la société civile. Lesquelles doivent y aller avec des risques calculés compte tenu de l’influence et du poids de la Communauté internationale.
Cependant, il est regrettable de voir les partenaires traditionnels actifs de notre pauvre pays se muer en observateurs passifs. Certainement, un pays ami de la trempe de l’Arabie saoudite, le Japon, la Chine et la Russie, entre autres, briseront le silence.

Car, leur silence radio total est troublant.Il reste à dire que le seul mérite de la Cedeao repose, quant au fond de sa «feuille de route» (pardon de choux), sur la proposition d’un gouvernement d’union nationale.

Chanceux mais antipathique, Dioncounda Traoré fera-t-il l’unanimité ? Demain, tout va se savoir.
Les Maliens veulent désormais «l’homme qu’il faut à la place qu’il faut».


Jo SOW

30 Juillet 2012