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« Les responsables africains doivent trouver des moyens de faire face à la crise financière mondiale ; des solutions régionales peuvent aider les pays à surmonter la crise et la Banque mondiale doit continuer à mettre au point des instruments de prêt flexibles ». Telles sont en substance les conclusions d’une rencontre des ministres des Finances africains autour de la crise financière.

Des ministres des Finances et des banquiers de toute l’Afrique se sont réunis jeudi avant les réunions de printemps de la Banque mondiale/Fonds monétaire international qui vient de s’achever à Washington, pour rechercher des moyens de faire face à l’impact que la crise financière mondiale a sur les pays africains.

Dirigée par Shanta Devarajan, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique et présidée par sa vice-présidente pour l’Afrique, Mme Obiageli Ezekwesili, cette réunion a mis ses participants au défi de « sortir des sentiers battus » pour apporter des solutions aux problèmes économiques, humanitaires et politiques que cause déjà la crise sur le continent africain.

« Le plus grand problème auquel les pays africains et leurs partenaires de développement sont confrontés est de concevoir des politiques appropriées pour faire face à cette crise » , a déclaré Ezekwesili.

Ishac Diwan, directeur de la Banque mondiale pour les pays d’Afrique de l’Ouest, a déclaré que les gouvernements devaient maintenant s’efforcer de diversifier l’activité économique et profiter des opportunités offertes par d’autres secteurs au moment où ils se tournent vers leurs exportations de produits de base. « Il faut déterminer quels sont les deux ou trois produits pour lesquels une coordination aux plus hauts niveaux peut devenir l’agent du changement et faire la différence », a-t-il estimé.

Selon la Banque mondiale, la crise financière frappe les pays africains en réduisant sensiblement quatre sources de recettes : les apports de capitaux privés, les envois de fonds des émigrés, l’aide extérieure et les cours des produits de base.


« Nous avons pris un certain nombre de mesures budgétaires pour protéger les produits alimentaires de base
» , a-t-il dit, « mais la crise a affecté l’économie tout entière, et ces mesures n’ont malheureusement eu qu’une portée très limitée ».

Alexis Kalambry

28 Avril 2009