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Aujourd’hui, on constate que la montée des transactions financières mondiales passe par les paradis fiscaux. Ce qui veut dire que toutes les grandes banques internationales et multinationales ont un pied dans le légal et un pied dans l’illégal.

Les paradis fiscaux sont, comme l’explique le juge Maillard, des «mondes sans lois», une espèce de trou noir où on est en train d’effondrer l’ensemble des mécanismes de protections du conquis depuis cent cinquante ans (…), à travers la possibilité offerte de ne plus respecter aucune règle, et en particulier de ne plus payer aucun impôt.
Lorsqu’on parle de crise monétaire des banques des noms circulent dans le monde des affaires. Arcadi Gaydamak, le Mossad israélien. Ces deux noms se confondent avec l’Angolagate.

Arcadi gaydamak est riche de plus d’une dizaine de milliards d’euros, il est protégé à la fois par l’ancien KGB russe qui fut une réorganisation des services secrets entrepris par Khrouchtchev en 1954 donna naissance au KGB (Comité de la sécurité d’Etat).

Quant au Mossad israélien il est protégé par la DST française et Pierre Falcone qui est protégé par la DST et par la CIA (renseignement des Etats-Unis).

C’est dire que ces deux structures représentent à elles seules une très large palette des services secrets. Ces deux richissimes personnes gèrent les fonds parallèles de la Françafrique, de la Russafrique, de la Bushafrique, de la Blairafrique et autres…

Donc, vous avez une espèce de mise en connexion de l’ensemble des gestions des flux parallèles volés dans les budgets publics, sur les matières premières, sur les armes qu’on place dans les banques créées pour ça.

Gaydamak et son ami Khodorkowsky, l’un des «portiers» du détournement, au début des années 1990, du stock de richesses de l’ex URSS.

En l’espace de trois à quatre ans, avec la complicité du trader Marc Rich et la Banque Paribas, une banque crédible, on a bradé à 10% de leur valeur les immenses stocks stratégiques de «l’ex-URSS» (engrais, pétrole, diamants, aluminium…) et constitué avec la différence dans les paradis fiscaux une somme au noir d’environ 500 milliards de dollars.
C’est le trésor de guerre de ce qu’on appelle la mafia russe.

C’est avec cela qu’a été racheté l’ensemble de l’économie russe, puis une partie de la Côte d’Azur, et même la plus vieille banque américaine. Mais là, les Américains ont trouvé que cela allait trop loin et qu’ils n’avaient pas passé tant de temps à essayer de mettre à bas l’ex-URSS pour se faire prendre de revers par les joueurs de l’échec de la mafia russe, en train de prendre pied dans l’économie américaine. Tout cela pourrait paraître totalement fatal. Mais en même temps que nous découvrons l’ampleur du mal, nous commençons à mieux comprendre son cheminement. Par où passent toutes ces opérations ?

Les deux livres de Denis Robert, «Révélation» et la «Boîte noire» nous apprennent que les plus grandes banques mondiales ont constitué à Luxembourg et à Bruxelles deux coopératives qui sont ce qu’on appelle des chambres de compensation.

Quand dans une ville, à Lyon ou à Paris, vous avez cent (100) banques ou plus, elles ne se paient pas directement chacun des millions de chèques émis : elles se mettent toutes autour d’une table et, au lieu de se verser mutuellement toutes ces sommes, elles ne versent que la différence, le solde après compensation des montants en plus et en moins, ce qui limite énormément les restes à payer ; cela s’appelle une chambre de compensation à l’échelle mondiale, l’une à Luxembourg, Clearstream et l’autre à Bruxelles Euroclear. Enerst Backes, co auteur de «Révélation» avec Denis Robert a été l’un des fondateurs de Clearstream.

Or à Cleastream la moitié des comptes sont dans les paradis fiscaux, et une grande partie de ces comptes sont non déclarés.
Et les plus grandes banques françaises ont la moitié de leurs comptes non déclarés, dans les paradis fiscaux.
Affaire à suivre.


Source : De la Françafrique à la Mafiafrique

13 Octobre 2008