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Selon nos informations, l’application du protocole d’entente connaît des zones d’ombre. Le point d’achoppement se situerait au niveau de l’allègement du dispositif militaire au nord. Si les deux parties engagées dans ces accords sont décidées à mettre en œuvre les dispositions de l’Accord d’Alger, cela signifie que le respect de l’intégrité territoriale doit être observé.

Or, Bahanga et sa bande insistent, d’après nos informations, sur le retrait des militaires des zones rocailleuses de l’extrême nord-est, notamment sur Tinzaouatène. Toutes choses qui rappellent la sensibilité de cette zone – carrefour. Les négociations pourraient, d’après nos sources, se poursuivre sous l’égide d’autres partenaires. Des questions subsistent toujours.

Certaines de ces interrogations ont été posées par le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, lors de la rentrée parlementaire : “pourquoi ces compatriotes demandent-ils avec une inquiétante constance l’allègement de la présence de l’armée nationale du Mali dans la région de Kidal ? Que veulent-ils ? Cette région n’est-elle pas partie intégrante du territoire malien ? Ou bien faut-il consacrer une sorte de no man’s land où l’on pourrait se livrer impunément à toutes sortes d’activités peu avouables ? Nous tenons à réaffirmer que le peuple malien souverain doit exercer cette souveraineté pleine et entière sur la totalité de son territoire. C’est pourquoi je voudrais saluer nos forces armées et de sécurité pour leur engagement à défendre la patrie, en tout temps et en tous lieux”. Ce discours laisse évidemment transparaître l’inquiétude de nos députés face aux revendications de la partie touarègue.

Toujours est-il que, selon nos sources, l’allègement du dispositif militaire au nord devrait contraindre Bahanga et sa bande à appliquer le reste des dispositions contenues dans le protocole d’entente, notamment la libération des otages.

Baba Dembélé

09 avril 2008.