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Au cours de l’atelier sur la cherté de la vie, le président du Parena, Tiébilé Dramé, s’est prononcé sur la crise du Nord et la situation de l’école : deux préoccupations majeures de la nation. Selon lui, le Parena déplore la reprise des hostilités au nord du pays.

« Rien à notre avis, ne saurait justifier ces violences qui révulsent notre peuple qui a soif de paix et de développement. C’est pourquoi nous sommes d’avis qu’il faut renouer avec la dynamique de la négociation et du dialogue » a-t-il affirmé.

D’après lui, le Parena demande aux autorités de la République Algérienne, démocratique et populaire, au Président Abdel Aziz Bouteflika de reprendre leur médiation pour une solution définitive de la crise au Nord.

« Le Parena estime que la présence à la tête de l’Algérie du président Abdel Aziz Bouteflika, Abdel Kader El Mali, le plus Malien des Algériens, est une chance, une opportunité que Maliens et Algériens doivent saisir pour porter leurs relations au niveau souhaité par les pionniers de la relation maliano-algérienne », a déclaré Tiébilé Dramé tout en rendant hommage à l’Algérie.

Le président du Parena a exhorté le gouvernement et les syndicats d’enseignants à trouver un compromis susceptible de sauver l’année scolaire et universitaire. De son avis, le gouvernement doit tourner toute son énergie à la résolution des problèmes brûlants que connaît le pays. « Or que voyons nous ? Ceux qui sont au pouvoir ont tous le regard rivé sur 2012 ! A plus de 50 mois de l’échéance C’est trop préoccupant », s’est-il étonné. Selon lui, le gouvernement de la République s’est mué en gouvernement de campagnes au préjudice des problèmes de la nation et de surcroît aux frais de l’Etat et avec les moyens de l’Etat.

« Ouvrir une campagne électorale de façon précoce (50 mois avant l’échéance) est déjà anormal, mais cela aurait pu être concevable, si le pays n’avait pas autant de problèmes, autant de difficultés ! Or Dieu sait s’il en a », s’est-il inquiété.


FT

21 Avril 2008