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Le gouvernement malien et la rébellion touareg, représentée par l’Alliance démocratique du 23-Mai pour le changement, ont conclu lundi à Alger un accord sur l’arrêt des hostilités, a annoncé l’ambassadeur d’Algérie au Mali, Abdelkrim Ghrieb.

Cet accord intervient après trois jours de discussions entre des émissaires du gouvernement malien et des rebelles touaregs en vue de restaurer la paix et la sécurité dans la région très troublée de Kidal, dans le Nord-est du Mali.
Si l’on doit se féliciter de ce dénouement heureux, il y a des faiblesses et des lacunes qu’il faut dénoncer et corriger. C’est surtout au niveau du renseignement et de l’information. Notre pays a montré des lacunes à ce niveau.

En effet, il est difficile de comprendre comment les bandits armés ont pu miner le pays jusqu’à Kidal. Ensuite, au niveau de la Sécurité d’Etat, les agents se plaignent énormément de la hiérarchie, qui « politise tout ».

Selon nos sources si la sécurité a du mal à réussir sa mission, c’est parce que des agents, sous prétexte qu’ils ont été recrutés par Soumeylou Boubèye Maiga, ont été remerciés alors que l’Etat les avait formés en Egypte, en Tunisie, en Libye ou au Maroc à coup de milliards aux principes du renseignement.

La preuve, depuis qu’ils ont été remerciés, ils ont été repris aux mêmes missions dans leurs corps d’origine. Les agents dénoncent également la « porosité » de l’information qui n’est plus seulement destinée au président, ce qui permet des fuites.

Les accords qui viennent d’être scellés à Alger augurent d’un bon départ et devraient également permettre, non pas de tout passer par pertes et profits, mais de faire un vrai bilan. Surtout au niveau du renseignement.

A. Kalambry

23 Juillet 2008