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En tournée dans les régions de Sikasso, Ségou et Mopti, la semaine dernière, le président malien Amadou Toumani Touré, a violemment réagi aux critiques des partis politiques qui ne cessent de dénoncer sa gestion solitaire de la crise qui secoue le nord de notre pays.

«Cessez de critiquer inutilement l’armée», «Aucun débat politique inutile ne sera engagé». C’est en ces termes que ATT a répondu ses adversaires politiques. Il ne pouvait qu’agir ainsi face à la détermination d’une classe politique égarée à la cherche d’un thème mobilisateur pour se réconcilier avec les Maliens.

C’est sûr que le président ne leur fera pas de cadeau. D’autant plus qu’il a mesuré le degré de patriotisme de ses hommes politiques durant les cinq années de son premier mandant. Il sait qu’ils sont faibles devant l’argent et les postes juteux. Ces hommes politiques, qui souhaitent refaire une santé politique, ont tous malheureusement mangé à sa table et l’ont soutenu dans ses mauvais choix politiques.



Conséquence :
le peuple ne sait plus à quel saint se vouer.

Mais là à ne pas faire face à cette crise du nord, c’est faire un faux procès contre le peuple malien. La crise du nord est au cœur de tous les débats. Et les Maliens souhaitent qu’elle ne soit pas l’affaire d’une minorité.

C’est l’incurie de notre classe politique qui a plongé notre pays dans le creux de la vague. Et leur marginalisation va continuer encore pour quatre ans.

Y.S