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une-19.jpgContrairement au Président ATT, Moussa Balla Coulibaly, Président du Conseil économique, social et culturel, est convaincu que la solution à la crise du nord est “nécessairement politique et militaire”. Il l’a clairement rappelé au Premier ministre et aux membres du gouvernement qui l’accompagnaient hier à l’ouverture de la 8ème session ordinaire de la 3ème mandature du Conseil éco-nomique, social et culturel (CESC).

Le premier ministre Modibo Sidibé, accompagné de plusieurs ministres de son gouvernement, a participé hier matin à Koulouba, à la cérémonie d’ouverture de la 8ème session ordinaire de la 3ème mandature du CESC. Au cours de la cérémonie, Moussa Balla Coulibaly, Président du conseil économique, social et culturel, a rappelé que la session ordinaire de son institution se tenait à un moment où le Mali est confronté à trois problèmes majeurs : la crise du nord-est du pays, le problème de l’école et la vie chère.

En ce qui concerne l’école, il dira que le conseil économique, social et culturel, persuadé que la question est une préoccupation natio-nale majeure, lui a consacré plusieurs sessions, dont les résultats des réflexions sont disponi-bles.

Dans le domaine de la vie chère, il a estimé que ce phénomène éco-nomique se traduit par le fait que les revenus disponibles ne couvrent pas les besoins exprimés. Cependant, le Président Moussa Balla Coulibaly reste convaincu que la difficulté du traitement de ce phénomène est liée à l’ambivalence de sa nature conjoncturelle et structurelle. “L’action sur les prix, l’initiative riz et autres actions de production tentent d’y répondre”, a-t-il déclaré.

En ce qui concerne la crise du nord, le Président du CESC a estimé que la nation est menacée, donc interpellée. Sans autre forme de commentaire, il a déclaré: «Monsieur le premier ministre, le gouvernement doit organiser la réponse de la nation, cette réponse sera nécessairement politique et militaire

On ne peut être plus clair. Contrairement au Président ATT qui soutient que la solution à la crise n’est ni politique ni militaire, le Président Moussa Balla Coulibaly du CESC demande au gouvernement de Modibo Sidibé d’organiser la réponse de la nation malienne qui doit nécessairement être politique et mi-litaire.

Auparavant, le Président Moussa Balla Coulibaly a rappelé l’ordre du jour de la 8ème session ordinaire de la 3ème mandature du CESC qui porte sur l’examen et l’adoption du recueil annuel 2008 des attentes, des besoins et des problèmes de la société civile. Selon lui, tous les ans, en vertu de l’article 107 de la Constitution, les repré-sentants de l’en-semble des membres du conseil vont à la rencontre des populations pour recen-ser leurs attentes, be-soins et problèmes avec des propositions et orientations.

Il a révélé que ce processus participatif incluant un large éventail de représentants de la société civile dans les huit régions et les six communes du district de Bamako s’est étendu cette année aux maliens établis à l’étranger. « Nos concitoyens ont trouvé une bonne opportunité pour exprimer leurs préoccupations, leurs idées et formuler leurs recommandations sur des sujets qui les concernent », a-t-il indiqué.

Avant d’ajouter que les rencontres avec leurs compatriotes leur ont permis d’apprécier la réalité de leur vécu quotidien et de confirmer les problèmes soulignés par leurs représentants qui ont mis en évidence une très forte demande d’échanges des communautés maliennes.

Assane Koné

Le Républicain du 03 juin 2008


Près d’un millier de Touareg maliens se sont réfugiés au Burkina

Près d’un millier de Touareg maliens, fuyant l’insécurité dans le nord de leur pays, se sont réfugiés depuis début mai au Burkina Faso voisin, a-t-on appris lundi de source officielle à Ouagadougou.

« Depuis début mai nous avons commencé à enregistrer l’arrivée de Touareg du nord du Mali qui viennent en petits groupes au niveau de Ouagadougou en passant par Djibo » au nord de la capitale, a déclaré le coordonnateur de la Commission nationale des réfugiés (Conaref) M. Der Kodga.

Dans la capitale, 329 personnes ont été recensées. Le plus gros contingent de 594 personnes a été enregistré à Djibo dans la province du Soum au nord du pays, distante d’environ 140 kilomètres de la frontalière malienne et de 205 kilomètres de Ouagadougou.

Un responsable régional du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) Rafik Saïdi a indiqué que de « 250 à 300 réfugiés étaient à Ougadougou en fin de semaine dernière et un chiffre similaire dans le nord« .

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« Des petits groupes de réfugiés touareg maliens sont arrivés au Burkina. Ils invoquent l’insécurité comme motif de leur déplacement. Ils sont pris en charge pour la nourriture, l’hébergement et la santé« , a-t-il ajouté.

« Nous allons étudier la nature de ce mouvement« , a-t-il souligné.

Plusieurs observateurs s’interrogent sur la distance que ces réfugiés affirment avoir parcourue, souvent plus d’un millier de kilomètres, pour aller au Burkina alors que l’Algérie et la Mauritanie sont beaucoup plus proches.

OUAGADOUGOU (AFP) – lundi 02 juin 2008 – 19h59