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Des sources non confirmées indiquent que les rebelles du nord Mali en dépit du soutien des hommes se réclamant d’AQMI, seraient fortement soutenus par des éléments venus de l’Algérie et de la Mauritanie. Face à la situation de plus en plus inquiétante, des Donsos « chasseurs » seraient décidés à monter au front. Ils n’attendraient, selon nos sources, que le feu vert du Président de la république et des plus hautes autorités.

jpg_un-7.jpgDe plus en plus, la situation au nord du Mali devient inquiétante, avec des replis inexpliqués des soldats de l’armée nationale. Aux dires de sources militaires émanant des instances dirigeantes de l’armée nationale, la prise de la localité de Tessalit est consécutive à un repli tactique et stratégique. Mais au regard de l’évolution de la situation sur le terrain et de la montée fulgurante des rebelles face à nos vaillants soldats de l’armée ; la question que les uns et les autres se posent, depuis le samedi 10 mars dernier, est : quelle stratégie veulent mener nos militaires, face à des rebelles, qui n’ont d’autres ambitions, que d’occuper tout le septentrion de notre pays.

A l’allure où vont les combats sur le terrain et surtout face aux avancées inquiétantes que ces rebelles sont en train d’enregistrées sur le terrain, nul ne doute, que nos militaires puissent venir à bout de cette rébellion. En dépit des soupçons portés sur des appuis d’ex-militaires algériens et mauritaniens aux rebelles, il ne faudrait surtout pas que l’on se voile la face. La situation au nord Mali : est grave ; et même très grave.

Des « Donsos » chasseurs décidés à monter au front !
Face aux avancées inquiétantes sur le terrain, que la rébellion est en train d’enregistrer face à nos soldats de l’armée régulière, des messages en provenance de plusieurs localités des régions de : Ségou, Sikasso, Koulikoro et Mopti ; les chasseurs « Donsos » seraient prêts à apporter aide et appui aux militaires de l’armée nationale. Les « Donsos » ne voudraient et ne souhaiteraient pas que l’armée nationale soit humiliée pars des individus aux idées et ambitions destructrices.

A en croire, un chef Donso (chasseur) de la localité de Yorosso, « si le Gouvernement leur donnait feu vert dès ces instants, ils (parlant des Donsos dans leur majorité) n’hésiteraient pas à prendre le chemin de Kidal, Tessalit, Aguelhok, Ménaka, entre autres localités du nord, pour en finir avec cette situation de rébellion ». Car, disent-ils, trop c’est trop. Il est grand temps que cette rébellion soit définitivement anéantie au grand bonheur du peuple malien dans son ensemble. Il en est de même, pour des bras valides de Ganda-koï et de Ganda-Iso. A Gao et dans plusieurs localités des régions nord du Mali, les voix commencent à réclamer la participation aux côtés des militaires de l’armée loyale, des hommes de Ganda-koï et de Ganda-Iso dans les combats. On se rappelle, du très grand rôle joué lors des révoltes des rebelles dans le passé, par les éléments du Ganda-koï.

Des mains cachées mauritaniennes et algériennes derrière les rebelles ?
Par ailleurs, selon des sources non confirmées, que notre rédaction a reçues en provenance de certaines localités du septentrion malien, les rebelles auraient bénéficié des renforts d’ex-militaires algériens et mauritaniens. D’où l’augmentation du nombre des combattants rebelles en ce moment. Les mêmes sources indiquent que les différentes avancées rebelles sur le terrain, seraient dues à ces renforts. A en croire nos sources certains éléments des forces armées et de sécurité ; de services paramilitaires, ayant incorporé les différents corps de l’armée, de la police, de la gendarmerie et des douanes seraient des informateurs infiltrés des rebelles au sein de ces services.

Oui la rébellion au Nord Mali ; bien qu’étant une réalité ; mais comment doit-on expliquer ce laxisme de nos plus hautes autorités dans la gestion de cette crise !
Nul ne doute pourtant de ce à quoi, le Gouvernement malien devrait s’attendre, après assassinat sauvage du Col Mouammar El Kadhafi, le Guide de la révolution de la Jamahiriya Arabe Libyenne et la chute de son régime.

Nul ne doute, que de nombreux maliens, principalement ressortissants du septentrion de notre pays étaient engagé dans l’armée libyenne par le Col Kadhafi. Alors pourquoi accepter accueillir ses ennemis de la nation en frères, d’autant plus qu’en réalité, au moment où leurs émissaires fictifs et fabriqués de toute pièce étaient reçus par les plus hautes autorités pour des négociations de paix, entre temps, d’autres étaient en train de planifier les stratégies de guerre contre le peuple malien.

Du laxisme, il y en eu de partout et de tout le temps

Au sens propre des mots, l’on ne devait pas accueillir ses ennemis de la nation en frères, car ils avaient leurs idées derrière leurs nuques avant de se déplacer à Koulouba, à Bagadadji entre autres hauts lieux de l’Etat. Quand ils venaient à la rencontre du Président de la république, du Président de l’Assemblée nationale, du Premier ministre et bien d’autres grandes personnalités du pays, eh bien de soupçons pesaient déjà quant à leur sincérité envers les autorités maliennes.

Au vu de ce qui se passe en ce moment dans plusieurs localités du nord du pays, l’on peut imaginer que tout semblait être finement planifié depuis de longues dates. Ses hommes là, savaient bien qu’après la chute du régime de Kadhafi, seul au Mali, ils pouvaient y avoir place. Ce fut le cas. Car, ils ont été reçus dans les hauts lieux de l’Etat avec tous les honneurs, y compris avec leurs faces cachées sous des turbans ; comme si c’était pour se moquer des autorités maliennes. Négocier avec quelqu’un dont tu ne vois pas la face, cela n’est autre qu’une négociation entre : « le diable et le nain ».

Ses rebelles comptaient déjà et à l’avance sur la faiblesse de nos plus hautes autorités, c’est pourquoi, ils ont osé. Tout le scénario indique, qu’ils ne s’étaient pas trompés de stratégies. Car, ils ont pu berner tout le monde, y compris : le Président de la république, le Président de l’Assemblée nationale, le Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, le Premier ministre et bien d’autres personnalités de hauts rangs du pays.

Vu la situation sur le terrain, eh bien, pourquoi ne pas faire appel à certains hommes valables de l’armée même admis à la retraite !
A dire vrai, il est bien normal, que les chasseurs aient pris la décision de monter au front. Certainement que le salut pour notre chère patrie, pourrait venir de là. Au cas contraire, il ne serait pas ridicule de faire appel à certains éléments valables de l’armée même admis à la retraite.

Je veux parler entre autres des grands militaires, tels que : Gal Kafougouna Koné, Col Modibo Diallo, le géant Minkoro Kané ou le stratège Baguélé. Peut-être qu’en faisant appel à ces hommes valables de nos forces armées, la situation pourrait vite tourner à l’avantage de notre armée nationale. Sinon, à l’allure des évènements sur le terrain, l’inquiétude des populations maliennes, est plus que grandissante.

Quelque part, les informations faisant état d’un manque de munitions dans les rangs de l’armée malienne, si elles s’avéraient vraies, je ne vois pas l’intérêt de faire la guerre. Car, d’après un adage bien sage : « La guerre se fait avec des hommes, des armes et des munitions, bref : des moyens adéquats ». Il n’y a pas lieu que l’on mette de la poudre de farine aux yeux des populations. S’il y a les moyens à mettre à la disposition de l’armée, qu’on lui donne ses moyens, sans autre forme de mesure.

Général Sadio Gassama, à propos de la rébellion qui empêche les populations maliennes de dormir à leur faim, le peuple vous demande une seule chose : éradiquée totalement ses rebelles aux idéaux despotiques. Aussi, les maliens attendent du Président de la république, Son Excellence Amadou Toumani Touré et du Gal Sadio Gassama, ministre de la défense et des anciens combattants, d’en finir (même en procédant à un carnage de ces bandits et leurs soutiens d’AQMI) et de laisser les détracteurs dire ce qu’ils veulent de leurs bouches. C’est tout ce que le peuple vous demande aujourd’hui.

Par ailleurs, on le sait, le Gal Sadio Gassama, connu et reconnu tant dans les milieux militaire que civil pour sa rigueur, ne devrait pas manquer de stratégies pour venir à bout de ses bandits armés « rebelles » qui ne sont mûris que par des idées dévastatrices et destructrices d’une « Unité malienne » vieille de plusieurs siècles.
En attendant, le Gal Gabriel Poudiougou et ses éléments devraient se mettre dans la tête, qu’ils ont les soutiens infaillibles des populations maliennes, tant du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest que du Centre.

Zhao Ahmed Amadou Bamba

Le Coq Cocorico 15 Mars 2012