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Dans sa carrière d’officier de l’armée nationale du Mali, le général Amadou Toumani Touré aura été l’une des personnalités les plus sollicitées à travers le monde particulièrement en Afrique pour son sens du dialogue et ses actions quotidiennes pour la préservation de la paix et de la stabilité dans de nombreux foyers de conflits socio-politiques.

Et partout où notre pays a été sollicité pour apporter son apport dans une zone de conflit, le général Amadou Toumani Touré a su répondre et relever le défi en calmant la situation entre les différents protagonistes. Après ces multiples réussites à travers le continent, le Mali est considéré comme une plaque tournante des négociations et des actions visant à instaurer la stabilité et la paix à travers continent et cela grâce au savoir-faire et au pacifisme de l’homme.

La culture de la paix au mali

Après les évènements de mars 1991, un changement radical est intervenu à la gestion des affaires publiques, dans lequel Amadou Toumani Touré aura été l’un des grands acteurs. Cette sagesse donnera une image positive à l’homme et à la démocratie au Mali et l’homme deviendra vite une icône pour les Maliens, un officier de l’armée nationale à l’image de Jery Rollings du Ghana.

Ce prestige à travers le monde a permis à l’homme d’ouvrir d’autres combats humanitaires qui donnèrent à notre pays une renommée internationale de grande démocratie. En se retirant de l’armée, Amadou Toumani Touré a remporté les élections présidentielles et opté pour une gestion consensuelle des affaires publiques. Mais c’était sans compter avec les ennemis de la République qui sont contre l’homme ou le développement du Mali.

Pour atteindre cet objectif, des bandits ont été recrutés et armés pour déstabiliser le gouvernement et créer une situation d’insécurité à travers tout le pays. Parmi ces insurgés figurent des élus notamment, Ibrahim Ag Bahanga (élu d’Adéma) des officiers de l’armée nationale (le colonel Fagaga). Certes, la Rébellion au Mali ne date pas d’aujourd’hui, mais cette vague de bandits armés ne mérite pas d’être appelés Rebelles.

Pour calmer la tension, ATT a mis des projets spécifiques pour le développement intégré des régions du Nord. Malgré des milliards prêts à être injectés dans ces régions, les bandits armés s’adonnent à des actions de guérillas à travers le pays. Malgré les nombreux efforts du président de la République ces actions de guérilleros persistent.

Les attaques récentes sont à la base de la colère des populations qui enregistrent des morts et des blessés au fur et à mesure de la spirale de la violence. Arthur Neville Chamberlain, cet homme d’Etat britanique, dans l’un de ses discours à Kettering le 3 juillet 1938 a dit ceci; “In war there are no winners, but all are losers” en français <<A la guerre il n’ya pas de gagnants, il n’ya que des perdants>>. Il essaya en vain en tant que Premier ministre britannique de régler pacifiquement les guerres et dû déclarer la guerre à l’Allemagne en 1939.

Comme pour dire que pour préserver la paix, les guerres sont souvent nécessaires. Mais à qui profite cette situation macabre dans le septentrion malien, quand on sait que les autorités de notre pays sont dans une situation économique peu confortable pour assurer le bien-être des populations et le développement durable?

Quelles que soient les mesures qu’ATT va prendre, il doit savoir qu’après la turbulence nous sommes appelés à vivre dans ce beau pays qui est le nôtre. Mais, la rébellion est une question très complexe dans le règlement de laquelle il est important de savoir qui sont ceux qui s’emploient avec zèle à l’entretenir et à quelle fin exactement. Le moins qu’on puisse dire, c’est que, tôt ou tard, l’histoire les rattrapera.


Moussa KONDO (Stagiaire)

14 Janvier 2009