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La résolution de la crise au nord ne cesse d’être une préoccupation au Parti pour la renaissance nationale Parena. Le parti du « Bélier blanc« (emblème du Parena) se propose de crever l’abcès en initiant ce jeudi 17 mai un forum sur la crise au nord afin de trouver des solutions durables.

Le Parti pour la renaissance nationale (Parena) prend de nombreuses initiatives en vue d’une de trouver une solution politique et démocratique aux crises qui fragilisent notre pays. Après le forum sur les difficultés (crise scolaire, politique, alimentaire etc.) en 2011, la remise d’un don d’un million de F CFA aux populations du Nord, le mercredi 9 mai, le parti organise jeudi prochain un atelier dont l’objectif est de réfléchir à la situation dramatique que traverse le Mali.

Participeront à cette rencontre dont le thème central est « les crises au Nord du Mali (MNLA, Ançar Eddine, Mujao, Aqmi, narcotrafic) quelles pistes de solutions« , des représentants des institutions, des organisations religieuses, de syndicats, d’organisations non gouvernementales, des groupements politiques constitués après le coup d’Etat ainsi que des élus locaux et nationaux.

Le Mali peut-il refaire son unité et retrouver sa cohésion ? A quelles conditions ? Pourquoi, en dépit des accords de paix successifs, les rébellions renaissent sans cesse ? Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Peut-on encore vivre ensemble (sous le même toit) dans le même pays ? Quelle conduite vis-à-vis du groupe Ançar Eddine ?

Comment gérer la revendication séparatiste du MNLA ? Quelles réponses aux défis que nous posent Aqmi et les autres groupes salafistes étrangers qui renforcent leur emprise sur le Nord ? Le Mali peut-il s’en sortir seul ? Quel peut être l’apport de la communauté internationale (Cédéao, UA, OIF, UE, ONU) ? Ce sont, pêle-mêle, des questions auxquelles ce forum tentera de répondre.

Première réunion du genre depuis le déclenchement de la rébellion, le coup d’Etat et la partition de fait du pays, cette conférence, selon les responsables du Parena, fera le point de la situation d’ensemble, les répercussions politiques et institutionnelles des crises du Nord, leurs implications sous-régionales, et tentera de dégager un début de consensus sur les solutions possibles et sur une approche commune des négociations.

Les résultats de ces réflexions seront partagés avec les autorités constitutionnelles ; à savoir : le président de la République, le Premier ministre, le gouvernement, l’Assemblée nationale, le Haut conseil des collectivités territoriales… et toutes les parties prenantes nationales, sous-régionales et le cas échéant, extra régionales, assure le président du Parena Tiébilé Dramé.

La crise que vit le Mali est la résultante de l’incapacité des autorités successives à trouver une solution durable, voire définitive aux différentes rebellions déclenchée depuis les premières heures de l’indépendance.

Si les régimes de feu Modibo Kéita, de Moussa Traoré et Alpha Oumar Konaré l’Etat ont fait de leur mieux pour gérer les différentes crises, sous le régime ATT (2002-22 mars 2012), l’Etat malien, à travers sa plus haute autorité, est tombé dans un laxisme sans précèdent qui va ouvrir la voie à la transformation du Nord en Far West sous la coupe de bandits de tout acabit. Toutes choses qui ont conduit à la partition du pays.

Denis Koné

14 Mai 2012