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Dans le cadre de l’exécution de son programme d’activités, l’Association des cadres déplacés du nord du Mali (Ascadep) a tenu le lundi 18 février au carrefour des jeunes, une assemblée générale. Présidée par Oumar H.Touré, le président de l’Association, l’objectif de cette rencontre visait à faire le compte rendu des activités qu’elle a eu à mener depuis sa création.

Créée à la suite de la crise du nord, l’Ascadep vise à renforcer l’union et l’entraide entre ses membres et partant, contribuer à l’instauration d’une paix durable. Cela, en prenant part au processus de résolution définitive de la crise. Dirigé par un bureau de 25 membres, l’Ascadep-Nord Mali de sa création en juillet 2012 à maintenant, a mené plusieurs activités.

Selon M.Touré, les conditions de vie très précaires que mènent les cadres déplacés des régions du nord, la sécurisation des régions avant le retour des déplacés, l’indemnisation des cadres victimes de l’occupation, le paiement des arriérés de salaire des fonctionnaires des collectivités territoriales, la discrimination des cadres déplacés dans l’assistance humanitaire, sont entre autres des sujets qui ont été abordés par son association au cours de l’audience qui lui a été accordée à la primature.

» Ce n’est pas parce que nous sommes salariés que nous ne devons pas bénéficier des dons. Nous sommes des chefs de famille et nous avons des charges comme tout autre déplacé » a-t-il ajouté. Même son de cloche chez Mme Touré Mariam Touré, la chargée de la promotion des femmes et des enfants, qui abondant dans le même sens que son président, a également déploré la mauvaise gestion des aides humanitaires. Selon Mme Touré, la plupart des déplacés sont laissés pour compte dans la gestion des aides humanitaires destinées aux déplacés notamment les femmes qui font pourtant partie des couches les plus vulnérables.

Pour sa part, Ammi Touré, chargé de la mobilisation et de la communication de l’association a procédé à une présentation des activités que l’Ascadep projette de mener à savoir la sensibilisation des cadres pour le retour dans les régions du nord, le renforcement des capacités des femmes dans la gestion de la crise, la constitution d’un vivier de formateurs pour la culture de la paix. Aussi, conformément à l’appel du président de la république, l’Ascadep entend apporter très prochainement sa contribution à l’effort de guerre. Cela, à travers une levée de fonds.

Falé Coulibaly

& Ramata S.kéita

L’Indépendant du 19 Février 2013