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« Nous avons rencontré le médiateur en prélude à la rencontre de vendredi destinée à avancer vers la paix », a déclaré à l’AFP un membre de la délégation officielle malienne, conduite par le ministre de l’Administration territoriale, le général Kafougouna Koné.

« Nous avons vu aujourd’hui (jeudi) le médiateur. Cela c’est bien passé. C’était pour préparer la réunion de vendredi », a déclaré, de son côté, à l’AFP, un membre de la délégation des rebelles touareg. « Nous, nous voulons l’application stricte de l’accord d’Alger (signé en juillet 2006 entre le gouvernement et les ex-rebelles touareg, ndlr). C’est ça seulement qui va faire venir la paix chez nous au Mali », a ajouté la même source.

De source proche de la rencontre, plusieurs dossiers seront à l’ordre du jour: la confirmation du cessez-le-feu, la libération des personnes détenues de part et d’autres, le retour des familles déplacées, le déminage d’une partie du Nord Mali et le lieu où y seront implantées les unités spéciales chargées d’assurer la sécurité dans cette région. Le processus de paix dans le nord du Mali a été relancé fin juillet avec la signature à Alger d’un accord sur l’arrêt des hostilités. Au moins 28 militaires maliens et trois gendarmes ont été libérés depuis cet accord par les groupes de rebelles touareg.

Un chef rebelle touareg malien absent vendredi à la rencontre d’Alger

Ibrahim Ag Bahanga, l’un des chefs rebelles touareg maliens, ne sera pas présent au début de la rencontre, vendredi à Alger, entre les délégations du gouvernement malien et des ex-rebelles touareg, destinée à « avancer vers la paix », a-t-on appris de sources concordantes. « Il (Ibrahim Ag Bahanga) est en Libye. Il ne sera pas présent au début de la rencontre d’Alger », a déclaré à l’AFP une source proche de la rencontre. «Nous sommes plusieurs groupes rebelles. Bahanga n’a pas été désigné cette fois-ci par les groupes, c’est tout », a affirmé de son côté un membre influent des groupes rebelles, contacté par l’AFP.

Par ailleurs, selon une source proche de la médiation algérienne, « l’absence de Ibrahim Ag Bahanga n’empêchera pas du tout le déroulement de la réunion et l’application des décisions arrêtées ». La semaine dernière, selon des informations non confirmées, Ibrahim Ag Bahanga aurait promis de remettre aux dirigeants libyens de nombreux otages militaires toujours retenus par les différents groupes rebelles.

« Cela ne nous dérange pas du tout. Si nos frères libyens peuvent obtenir la libération de tout le reste des otages pour qu’ici, à Alger, on continue sur l’application des accords, nous disons « bravo » », a déclaré à l’AFP un officiel algérien, sous couvert de l’anonymat. « Pour nous, en tout cas, il n’est pas question de verser un centime pour qu’une des parties libère des otages », a ajouté la même source algérienne. Le processus de paix dans le Nord du Mali a été relancé fin juillet avec la signature à Alger d’un accord sur l’arrêt des hostilités.

AFP du 29 baoût 2008