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Des tirs nourris ont, en effet, perturbé la quiétude des Gaois au moment de la rupture du jeûne. Ceux-ci avaient d’abord cru à des explosions de pétards orchestrées par des enfants avant de se rendre à l’évidence : il s’agissait bien de tirs réels provenant d’armes à feu.

Vérifications faites, ces tirs provenaient d’éléments de la patrouille mixte (gendarmerie, police, garde et armée) qui avaient entrepris de déloger des bandits infiltrés dans la ville. Les poursuites lancées n’ont pas permis de mettre la main sur les suspects, présumés appartenir à la branche du « Ganda Izo » (« l’enfant du pays » en langue sonraï), une milice soupçonnée d’avoir trempé, au début du mois, dans l’assassinat de 4 personnes enlevées sur le marché de Hourara, un village situé dans le Gourma, dans la commune de Watagouna à la frontière avec le Niger.

Les autorités régionales se sont efforcées d’apaiser les inquiétudes. Aussi le gouverneur de région, le colonel Amadou Baba Touré, a multiplié dans la journée de lundi les rencontres d’explication avec les forces de sécurité, les notabilités, la société civile et la presse. Une bonne information, a-t-il jugé, est à même de calmer les esprits.

Il a aussi demandé une collaboration à tous les niveaux, afin d’empêcher que des éléments incontrôlés ne viennent perturber la quiétude des populations et hypothéquer le développement de la ville.

Affaire à suivre.

M.B. CISSÉ

AMAP-Gao / L’Essor du 15 septembre 2008


L’armée attaque le Gandaïso

Hier (mardi) après midi, un accrochage a eu lieu entre l’armée malienne et le Gandaïso. Il y aurait eu des morts de part et d’autre. L’armée déterminée à mettre la main sur le chef du groupe armé Gandaïso aurait procédé à une trentaine d’arrestations à Fafa.

Le chef présumé du Gandaïso, Amadou Diallo est natif de Fafa, un village situé à 75 km d’Ansongo au sud sur la route nationale Gao Niamey.

Selon nos sources à Gao, le bouclage du secteur 3 du quartier château par l’armée s’est soldé par l’arrestation de six personnes.

On constate donc que l’armée s’est lancée dans une vraie poursuite du chef du groupe armé.

Joint au téléphone par nos soins, sur la question de l’existence des milices au Mali, le directeur de l’information et des relations publiques de l’armée (DIRPA), le colonel Abdoulaye Coulibaly est ferme et formel : « la milice, ça n’existe pas du tout au Mali. On se bat pour la paix, la défense de l’intégrité. Il faut tout faire pour ramener la paix. L’armée ne pourra jamais accepter l’existence d’une milice. C’est trop méchant de soutenir l’existence d’une milice dans notre pays ».

Par rapport à Gao, le Colonel Coulibaly soutient que « l’armée est en train de patrouiller dans la zone et il n’est pas question de permettre aux gens de créer le désordre ».

Le Républicain du 17 septembre 2008