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Un grand rassemblement des ressortissants Maliens vivant en Guinée, réuni au sein d’une structure dénommée « Front pour la Défense Nationale » (FDN), s’est tenu ce dimanche après-midi dans les locaux de la représentation malienne à Conakry située à la Camayenne dans la commune de Dixinn, a constaté Guinéenews sur place. L’objectif est de dire « Non à la partition de la mère patrie ! Non à la rébellion au Nord du Mali », apprend-on.

Outre le président du FDN, Cheickna Cissoko, il y avait également la présence d’importantes personnalités, dont le premier conseiller de l’Ambassadeur du Mali en Guinée, Kassoum Camara.

Dans la grande cour de l’Ambassade du Mali en Guinée on pouvait lire cinq banderoles affichées sur le long du mur de la cour avec des slogans du genre. « Front pour la défense nationale, la main dans la main, libérons le Mali », lisait-on par-ci. « Non à la partition du Mali, Non au MNLA An Sardine et autres. Vive l’unité nationale », lisait-on par-là.

Sur une autre banderole, on lit. « Tous unis pour un Mali 1 et indivisible et pour un retour immédiat à la légalité constitutionnelle ». Ou encore. « Pour un Mali un et indivisible, laïc et démocratique. Ou enfin. « Pour la cause d’un Mali uni et la préservation de nos acquis démocratiques. Nous, FDN, sommes prêts à lutter jusqu’à la dernière goutte de sang ».

D’entrée, Aliou Ganava a ouvert le bal des discours, en rappelant à l’assistance l’objectif du présent rassemblement. « Si nous sommes là, c’est pour parler de ce qui se passe actuellement au Mali. Notre association, le FDN, n’est pas créée pour diviser ni pour sectariser mais au contraire pour parler ensemble d’une seule et même voix », a-t-il affirmé.

Et de poursuivre encore. « En tant que ressortissants maliens résidents en Guinée, nous devons nous mobiliser pour nous faire entendre. Lorsqu’on parlera de la contribution des maliens de l’étranger, il faut que nous aussi, nous ayons notre mot à dire. Il n’y a pas de Nord du Mali ici, si nous sommes divisés, cela nous coutera cher », a-t-il prévenu.

Avant de donner la parole au président du FDN, Cheickna Cissoko, pour son discours, une minute de silence a été observée par toute l’assistance à la mémoire de tous ceux qui ont péri au front. Ce dernier, dans son intervention, a demandé à ses compatriotes de se mobiliser pour soutenir la mère- patrie en danger. En clair, il a plaidé pour la mobilisation des ressources financières. Et mieux, il a dit que si les rebelles n’acceptent pas le dialogue, les maliens résidents en Guinée sont prêts à aller défendre la patrie.

Le dernier discours a été prononcé par le premier conseiller de l’Ambassadeur du Mali en Guinée, Kassoum Camara.

Abdoulaye Bah

Guineenews.org

Le 22 avril 2012 à 9h40