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Depuis quelque temps, j’assiste, à l’instar de bien des Burkinabè, à une grave crise qui secoue le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), ex-parti au pouvoir. En effet, quand ce n’est pas dans la presse que les uns et les autres s’attaquent, c’est devant les tribunaux qu’ils se traînent tant et si bien que l’on a envie de dire que le parti de l’ex-président Blaise Compaoré prend l’eau chaque jour que Dieu fait. Et comme pour ne rien arranger, les choses ont pris une autre tournure depuis qu’à l’issue du congrès du 22 septembre dernier, bien des militants ont été suspendus et d’autres exclus, pour, dit-on, avoir posé des « actes d’indiscipline ». On en était là jusqu’à ce que subitement apparaissent dans la presse et sur les réseaux sociaux, des correspondances signées de Blaise Compaoré, qui, pour certains, sonnent comme un « désaveu de la direction actuelle du CDP ». Ceux qui le disent n’ont peut-être pas tort puisqu’en pareille occurrence, chacun voit midi à sa porte. La preuve est que pendant que le camp adverse crie victoire, la direction du parti, elle, pense que Blaise Compaoré n’a fait que diviser la poire en deux. Car, tout en demandant de « rapporter les sanctions », il demande aux « dissidents » de retirer leurs plaintes en justice.LePays