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Pour soutenir les populations affectées et renforcer leur résilience face à la crise alimentaire, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (FICR) ont débloqué un montant d’environ 122 millions de Fcfa pour permettre à la Croix-Rouge malienne d’offrir une aide alimentaire d’urgence à 4.800 personnes dans les localités de Koulikoro, Ségou et dans les périphéries de Bamako.

L’événement  était présidé par le chef de cabinet du ministre délégué auprès du ministère de la Santé et du Développement social, chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés, Aliou Tamboura, en présence du chef de délégation de la FICR, Thierry Balloy, et de la présidente de la Croix-Rouge malienne Assitan Coulibaly. Selon la présidente de la Croix-Rouge, 1.500 personnes, soit 256 ménages ont déjà reçu une assistance alimentaire en cash.

Des campagnes de dépistage de la malnutrition ont été menées et plusieurs cas de malnutrition aigüe ont été référés vers les structures de prise en charge. Elle a aussi expliqué que le monde fait face aujourd’hui à des défis croissants, exacerbés par la multiplicité de conflits, les situations de violence, les troubles internes et les phénomènes climatiques extrêmes qui affectent les conditions de vie des populations et compromettent leur existence.

 Le Mali ne fait pas exception et fait face à une crise alimentaire, intensifiée par des facteurs d’ordre sécuritaire, sociopolitique, économique, environnemental et sanitaire. En tant qu’auxiliaire du gouvernement dans l’humanitaire, la Croix-Rouge malienne s’est évertuée avec l’appui de la FICR et d’autres partenaires du mouvement à apporter une réponse à la crise alimentaire afin d’alléger les souffrances des populations affectées. «Les conséquences de la crise alimentaire mondiale se font le plus sentir dans les pays plongés déjà dans de multiples crises, notamment des défis humanitaires», a expliqué Mme Assitan Coulibaly.

Ainsi, la  Croix-Rouge et ses partenaires du mouvement renouvellent leur  engagement à assister les communautés afin de réduire les conséquences néfastes de la crise. Notre plan de réponse d’urgence nous permettra de mettre à échelle nos interventions afin de renforcer les efforts déjà entrepris par le pouvoir public et autres organisations humanitaires. Ce plan qui requiert un financement de 5,2 milliards de Fcfa environ  vise à soutenir 350.000 personnes dans les Régions de Kayes, Tombouctou, Gao et Kidal.  Et la présidente de la Crix-Rouge de confirmer que les nouvelles orientations stratégiques 2021-2025 de son organisation sont en harmonie avec le programme de développement de l’état dans plusieurs domaines, notamment la sécurité alimentaire et les moyens d’existence qui demeurent une priorité stratégique pour nous.

Quant au représentant de la FICR, il a rappelé que cette crise qui sévit depuis  une décennie et  ne cesse d’augmenter, interpelle tous.  Il a expliqué que des milliers de familles souffrent aujourd’hui de faim du fait de mauvaises  récoltes,  d’avancée du désert et des violences. «Les évaluations récentes montrent que la réponse humanitaire est loin d’être suffisante, en dépit des efforts du gouvernement et de ses partenaires. Il a mis l’accent sur la faible mobilisation  des ressources pour le financement du Plan national d’intervention humanitaire et des difficultés d’accès à certaines zones.

Face aux immenses besoins et une situation qui évolue rapidement la FIRC, en coordination avec ses partenaires, soutiendra la Croix-Rouge malienne dans l’ensemble de ses activités pour un montant de 5,2 milliards de Fcfa.   

Aliou Tamboura a d’abord salué la Croix-Rouge pour les efforts fournis en vue d’alléger la souffrance des personnes en situation difficile et dans les zones difficiles d’accès. Il a ajouté que son département apprécie à sa juste valeur la contribution des organisations humanitaires dans l’atteinte de ses objectifs.

Il a soutenu que les plus hautes autorités sont également engagées pour la mise en œuvre de toutes les activités humanitaires. Le chef de cabinet a aussi rappelé que l’accès à l’eau, à l’éducation, à la santé et à un abri décent et la jouissance effective des droits humains sont autant de besoins auxquels les populations vulnérables font face. «Nous encourageons davantage les partenaires techniques et financiers à contribuer aux bonnes œuvres pour accompagner notre pays».      
                  

Nahawa SANGARÉ

Source: L’Essor