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L’Egypte a réclamé mardi de la Cour pénale internationale (CPI) un délai d’un an avant de lancer d’éventuelles poursuites contre le président soudanais Omar el-Béchir pour crimes de guerre au Darfour, dans l’ouest du Soudan, alors que des tentatives de règlement sont en cours. Cité par l’agence de presse égyptienne Mena, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a fait cette déclaration au lendemain d’une rare visite du chef de l’Etat égyptien Hosni Moubarak au Soudan, où il a discuté du conflit au Darfour avec M. Béchir.
L’Union africaine (UA) et la Ligue arabe ont demandé au Conseil de sécurité de différer toute décision de la CPI, dans l’espoir que M. Béchir dispose de temps pour instaurer un cessez-le-feu au Darfour, une province en guerre civile depuis 2003. Les juges de la CPI examinent actuellement les preuves présentées en juillet par le procureur, Luis Moreno-Ocampo, pour décider s’ils vont émettre un mandat d’arrêt international contre le président Béchir. (Afp)