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Rien à faire, au vu et au su de tout le monde Bamako est en voie de devenir un véritable farwest. Dans laquelle, le quartier populeux de Niamakoro fait la presse. Avant-hier mercredi, en plein centre de ce quartier périphérique, Souley Sangaré, un paisible citoyen a été sauvagement tué jusque dans sa famille. Les faits.

Le nommé Souley Sangaré (la cinquantaine) boucher de son état, sort chaque matin de bonne heure de chez lui pour aller à son lieu de travail, l’abattoir du quartier afin de s’approvisionner en viande, qu’il revende dans les différents marchés de la rive droite de Bamako. Il faisant correctement ce travail jusqu’à ce jour fatidique du mardi 20 août dernier. Ce jour là, comme à ses habitudes, il est sorti très tôt le matin, entre 3heures et 4heures du matin, pour aller coordonner le dispatching.

Comme par sale coup du hasard, en cours de route, il s’est rendu compte qu’il avait oublié un objet à la maison. C’est ainsi qu’il rebroussa chemin pour retourner prendre l’objet oublié à la maison. Arrivé devant sa cour familiale, il gara sa voiture à la porte, avant de se rendre dans la concession.

Au moment même où l’une de ses femmes s’apprêtait à lui demander le motif de son retour, il aperçoit qu’il avait de la visite. Un visiteur qui tenait une arme à feu (un pistolet automatique), avec le doigt sur la gâchette, prêt à tirer sur tout ce qui bouge. Souley lui aurait demandé les raisons de son irruption à son domicile. Une demande répondue par un coup de silence par l’étranger en effraction.

La femme de Souley reprenne la même question, mais le visiteur ne change point d’attitude. Avant de répondre ironiquement qu’il veut de l’argent. Par instinct de femme, la bonne femme aurait vu le mal venir de loin, c’est pourquoi, elle recommanda à son cher époux de satisfaire la demande formulée par cet individu malveillant, en lui remettant les sommes qu’il avait sur lui. Un conseil qui n’était pas du tout, du goût de Souley, qui a choisi de faire le sourd-oreille.

Trouvant cet acte un peu outrageant à ses yeux, il continua à résister aux injonctions de son agresseur. Entre temps, il ne se maitrisa plus et décide en premier de s’agripper sur son visiteur indésirable. Ainsi commença une grosse lutte dans la cour de Souley entre les deux hommes. La femme impuissante n’y pouvait rien.

Malgré tout, Souley parvient à mettre son agresseur à terre, qui commençait déjà à pousser des cris de secours. En même temps, le deuxième larron qui attendait dehors s’impatientait du long séjour de son complice de l’intérieur. Ainsi, il décida à son tour de rentrer pour aller voir ce qui se passait à l’intérieur. Il vint trouver que son compagnon était presque maîtrisé, car malmené par Souley dans tous les sens.

Sans chercher de midi à quatorze heures, il sort son revolver et tire à bout portant sur le pauvre Souley, qui n’eut plus le temps de lancer un dernier soupir. Après ce forfait lamentable, les deux voleurs ne se sont pas fait prier pour prendre la poudre d’escampette. Les parents n’eurent même pas le temps de transporter leur malade à l’hôpital, car le coup été très fatal. L’homme en plein milieu de sa cour rendit l’âme.

Au niveau du commissariat du 10ème arrondissement de police, les agents sous la conduite du commissaire Baradji, sont à pied d’œuvre pour traquer ces assassins. Une évidence, les enquêtes, ouvertes permettront de mettre à nu les auteurs de ce crime odieux.

Dra Dembélé

23 Août 2013