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C’est avec une grande amertume que nous avons vu sur le petit écran le lancement des travaux d’achèvement de l’ex Mariétou Palace par le président de la République Amadou Toumani Touré. Un événement qui démontre à suffisance un crime crapuleux pour qui connaît les malversations, les faux et usage de faux qui entourent la construction de Mariétou Palace.

Le général Amadou Toumani Touré ne devrait en aucune manière accepter la pose de pierre de lancement des travaux. De quoi s’agit-il ?

Fountankè Babani Sissoko dit Baba Sora a pompé 145 milliards de francs CFA à la Dubaï Islamik Bank et pris la fuite, direction le Mali. Il paie un titre foncier sur les berges du Djoliba dont l’acquisition est un peu floue. Qu’à cela ne tienne, Baba Sora entrera en possession de son titre foncier (TF) malgré les injonctions de certaines personnes qui détenaient des titres provisoires des lieux.

Muni de son TF, Fountankè Baba loue les services de l’architecte sénégalais ATEPA Goudiabi pour construire Mariétou Palace. Une avance de 7 milliards est versée à ce dernier pour les travaux.

Un mécène, connu pour sa générosité, gaspille en quelques mois les 145 milliards de francs CFA dans du n’importe quoi et à n’importe qui. Goudiabi, sachant que Baba Sora n’a plus de sous, arrête les travaux en attendant des jours meilleurs. Babani Sissoko, qui a pompé 145 milliards de nos francs à la Dubaï Islamik Bank, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.

A Bamako, il bouffe de façon ostentatoire les sous escroqués. Il est reçu en grande pompe à l’Assemblée nationale du Mali. Quelques années plus tard, il est élu député à Kénièba.

Malgré son mandat de poursuite international, sa candidature aux législatives a passé à la Cour constitutionnelle comme une lettre à la poste.

Député très endetté, Baba se confie à maître Tall, 1er vice- président de l’Assemblée nationale (législature 2002-2007) pour vendre son infrastructure hôtelière, juchée majestueusement sur les rives du Djoliba. Aussitôt informé, l’honorable Mountaga Tall à qui Baba devait 30 millions saute sur l’occasion d’or et promet à Baba de lui trouver un acquéreur sérieux dans un délai raisonnable.

Maître Tall saisit son ministre CNID N’Diaye Bah de l’Artisanat et du Tourisme pour toute fin utile. C’est ainsi que Allassane T. Sangaré notaire est dessaisi du dossier par le ministre N’Diaye Ba pour le remettre à un autre notaire de la place, militant CNID d’où la falsification du dossier avec à la clé une grande arnaque autour de Mariétou Palace.

Le ministre de l’Artisanat et du Tourisme demande et obtient auprès du ministre des finances une dispense de paiement des droits d’enregistrement de 450.000.000 FCFA dus sur la transaction immobilière entre Baba et la société L.A.F.I.CO. La Dubaï Islamik Bank que Babani a vidé en tour de prestidigitateur, saisit le gouvernement malien, le plus officiellement du monde pour rentrer dans ses droits. Elle réclame la faramineuse somme de 145 milliards de FCFA et la saisie de Mariètou Palace.

Les intérêts de cette banque sont défendus par des avocats et des conseils maliens, les plus versés dans la matière procédurale. L’architecte Goudiaby ne serait plus content et il le fait savoir à sa façon. Le Mali couvre toujours ses fils impliqués dans des malversations. Comme ce fut le cas en 1992 pour Abdoulaye Camara nommé ministre dans le 1er gouvernement formé par Younoussi Touré.

Sous la pression de la justice française. Il rend son tablier pour avoir escroqué 1 milliard de FCFA à son patron français à Paris. Lorsqu’on lit l’acte notarial de cession de l’hôtel Mariétou Palace à L .AF.I.C.O c’est un vrai faux acte dans lequel on découvre les grandes magouilles d’un gouvernement.

A partir de vrais faux documents, le ministre N’Diaye Bah a terni l’image du gouvernement et celle du Mali tout entier auprès de la DUBAI ISLAMIC BANK.


Safounè Koumba

14 Juillet 2008