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La pauvreté n’est pas une fatalité pour le Mali. Elle peut être combattue à travers une politique budgétaire saine et un libéralisme fondé sur l’entreprenariat. C’est l’avis de Moussa Mara qui était vendredi face à la presse.

« Comment créer de la richesse et dans la durée ?« était au centre d’une rencontre entre le candidat à l’élection présidentielle du 28 juillet du parti Yéléma, Moussa Mara, et la presse. C’était le vendredi dernier au siège de sa campagne.

Aux dires du candidat Mara, la relance de l’économie malienne passe, entre autres, par l’identification des entreprises affectées par la crise et l’accompagnement dans les dépenses liées à leur réhabilitation, l’apurement progressiste des instances de paiement au Trésor public en faveur des entreprises, l’indemnisation des victimes de la crise, la remise en l’état des centrales électriques.

Pour créer de la richesse durable, il faut, a expliqué le conférencier, réhabiliter les infrastructures indispensables à un essor économique dont la principale est l’énergie. A ce propos, le candidat Mara a promis de garantir l’accès de tout citoyen à la source d’énergie quand il vit dans une ville de plus de 10 000 habitants, dans une bourgade de 3000 à 10 000, mais surtout l’accès de tout citoyen à une énergie domestique.

Pour ce faire, il va privilégier, entre autres, l’énergie solaire, l’hydraulique ainsi que les plateformes multifonctionnelles. On ne peut pas créer de la richesse si l’Etat ne réduit pas son train de vie. Mara propose dans ce sens de doter l’administration de moyens matériels roulants fonctionnels à la place du confort. A ces dires, l’administration malienne n’a pas besoin des véhicules de luxe comme les Toyota V-8, Mara préfère que l’administration ait des moyens plus modestes mais tout aussi efficaces. Dans la même veine de la réduction du train de vie de l’Etat, des indemnités de logement, de déplacement, etc. seront accordées aux fonctionnaires en lieu et place des logements d’astreinte.

Pour créer de la richesse, Mara propose un soutien à la ruralité, c’est-à-dire soutenir l’agriculture comme prévu dans la Loi d’orientation agricole, allouer 12 % des ressources publiques au développement rural contre 9 % aujourd’hui, améliorer la productivité et la production, responsabiliser les acteurs ruraux et les organisations agricoles.

On ne peut pas non plus créer de la richesse sans des investissements avec une politique budgétaire qui respecte l’orthodoxie budgétaire. Sur ce plan, le candidat Mara explique que ses actions seront, une fois au pouvoir, entre autres, accroître le taux de pression fiscale de deux points chaque année et dégager sur la période 2014-2015, un gain de deux points du PIB, soit en PIB constante 110 milliards de F CFA.

Denis Koné

15 Juillet 2013