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La date du 9 septembre 1999 revêt un caractère spécial pour les Africains et restera gravé dans leur mémoire. C’est ce jour-là que les présidents africains se sont engagés à trouver des voies et moyens pour renforcer l’union et la cohésion des peuples africains.

La création de l’Union africaine à Syrte (Libye) est la preuve de la détermination des pays africains à ne ménager aucun effort pour consolider l’unité des Africains afin de permettre le décollage économique de leur continent. Après avoir obtenu la ratification des deux tiers des membres de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), l’Union africaine a été officiellement proclamée en mars 2001.

Elle a pris officiellement la succession l’OUA le 9 juillet 2002, à Durban (Afrique du Sud). La Libye a joué un rôle décisif dans la création de l’Union africaine. Elle a abrité les travaux jetant les bases de la nouvelle organisation panafricaine. L’Union africaine dispose de plusieurs organes comme le Parlement panafricain dont la création a été décidé en en mars 2004. Il a ouvert ses portes en septembre 2004 en Afrique du Sud. Il a actuellement un rôle consultatif.

Il y a aussi le Conseil de paix et de sécurité (CPS). Composé de 15 Etats, il est chargé du maintien de la stabilité, de la promotion de la diplomatie préventive et de l’action humanitaire. Quant au Conseil économique, social et culturel (Ecosoc), il est un organe consultatif dont les membres sont issus des différentes couches socioprofessionnelles des Etats membres. La Cour de justice et la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples complètent ces organes qui ne cessent de poser les jalons de l’intégration africaine impulsée pas la Libye.

Le Frère Guide de la Jamahiriya Arabe Libyenne, Mouammar Kadhafi, a toujours exhorté ses frères africains à accélérer la mise en application des objectifs de la Déclaration de l’Union africaine dont les mécanismes de la création des Etats-Unis d’Afrique. L’atteinte des objectifs fixés est l’une des conditions sine qua non de la prospérité de notre contient.

« Il est grand temps que les Africains se considèrent comme des citoyens africains, libres de se déplacer dans tous les pays africains, une Afrique sans frontières, une Afrique avec une monnaie unique, une Afrique avec un seul passeport », avait déclaré le Frère Guide lors du 7e anniversaire de l’UA.

L’OUA avait vu le jour en 1963 à Addis-Abeba, dans la capitale éthiopienne. Mais, elle n’a jamais su et pu répondre aux aspirations des peuples africains. Son bilan a été globalement négatif au regard des objectifs qui lui avait été assignés, notamment à l’article 2 de sa charte fondatrice, à savoir le renforcement de la solidarité entre Etats, la coordination de leurs politiques.

Par ailleurs, la défense de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance des Etats membres a été contrecarrée par l’incapacité à régler les conflits dans les sous-régions ouest africaine et centre. En outre, le non-paiement de leurs cotisations par la majorité des Etats membres (environ 50 millions de dollars d’arriérés en 2001) a privé l’OUA de sa première source de financement et l’a contrainte à toujours tendre la main, en termes clairs à mendier.

C’est dans l’espoir de remédier ces insuffisances que l’Union africaine a été créée, en juillet 2001, pour remplacer l’OUA avec, notamment, de nouvelles institutions plus dynamiques.

Denis Koné

21 juin 2007.