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L’élection présidentielle de 2015 au Nigeria pourrait sombrer dans le chaos si les « irrégularités » constatées dans une récente élection régionale ayant valeur de test se répètent à l’échelle du pays, estiment des responsables et militants politiques.L’élection dans l’Anambra était considérée comme un test pour le président Goodluck Jonathan en vue de la présidentielle et des législatives qui sont programmées dans 18 mois au Nigeria. Le président devrait se représenter.Le PDP P de M. Jonathan est confronté à des divisions sans précédent, des factions étant opposées à sa réélection. Mardi, un groupe de gouverneurs dissidents a rejoint le principal parti d’opposition, l’APC. Les résultats provisoires dans l’Etat d’Anambra ont accordé la victoire à la AGPA du gouverneur sortant Peter Obi, un allié de M. Jonathan. Par le passé, les élections au Nigeria, premier producteur de pétrole du continent, ont été entachées par des accusations de fraude généralisée et des violences meurtrières. Les observateurs internationaux ont cependant largement salué l’INEC pour sa gestion des élections de 2011, estimant qu’elles étaient les plus équitables depuis la fin du régime militaire en 1999. Selon le Groupe de surveillance de la transition (TMG) , « ce qui s’est passé n’est pas suffisamment grave pour mettre en péril (les élections de) 2015. Bien qu’il existe des défis ici et là, nous croyons que l’INEC peut les surmonter », a déclaré son porte-parole Eneruvie Enakoko.AFP.