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Dakar vit dans la crainte de nouvelles violences samedi, des manifestations d’opposants et de partisans du pouvoir étant prévues un mois après des émeutes contre une réforme électorale controversée, abandonnée sous la pression de la rue et des critiques à l’étranger. « Pour des raisons de sécurité », le ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, a décidé d’interdire aux opposants de manifester dans le centre de Dakar pour commémorer cette journée et exiger du président Wade qu’il renonce à être candidat à la présidentielle de 2012. « Tout manquement sera puni », ajoute le ministre dans un arrêté pris mercredi soir. Le président Wade, âgé de 85 ans, élu en 2000 pour sept ans, réélu en 2007 pour cinq après une réduction du mandat présidentiel, est candidat à sa succession en 2012. Ses opposants jugent cette candidature anticonstitutionnelle, estimant qu’il a déjà épuisé ses deux mandats légaux, ce à quoi le chef de l’État répond que c’est au Conseil constitutionnel de trancher.« Nous allons poursuivre la mobilisation jusqu’à ce que Wade renonce à se présenter pour un troisième mandat », a affirmé l’un de ses responsables du M23. AFP.