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Comme chaque année, à l’approche de Noël, les crimes – souvent violents – augmentent à Nairobi, capitale africaine symbole d’insécurité et d’inégalités criantes. Cette « augmentation de la criminalité, c’est ce qu’on appelle les courses de Noël. Même les criminels ont des mamans », ironise Rocky Hitchcock, consultant chez KK Security, une des principales entreprises privées de sécurité, soulignant qu’à « la période des Fêtes, les Kényans retournent dans leurs villages familiaux, à la campagne, où on attend d’eux qu’ils offrent des cadeaux. C’est une tradition culturelle africaine. On vous offre l’hospitalité donc vous devez offrir quelque chose ». A Nairobi, se côtoient d’immenses villas aux jardins gigantesques et arborés, entourées de clôtures électrifiées, gardées par des vigiles et dotées d’alarmes, et des bidonvilles sordides, cabanes de bric et de broc, aux toits de tôle, dépourvues d’eau courante et d’électricité.
Le quartier de Karen, banlieue chic aux airs campagnards où de hautes haies dissimulent des maisons de l’époque coloniale, a été particulièrement visé récemment.La réforme de la police a été l’un des points importants de la nouvelle Constitution adoptée en 2010, après les violences post-électorales de fin 2007 Mais les analystes estiment que l’implication de la police dans la criminalité n’est pas prête de disparaître: les policiers sont sous-payés, mal formés et la hiérarchie policière est en conflit ouvert avec l’organe civil chargé de superviser les forces de l’ordre.AFP.