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L’ancien navigateur interplanétaire qui a piloté les sondes de la NASA vers Venus, Jupiter, Soleil ou Mars avec Pathfinder, brigue la présidentielle du 28 juillet 2013. Appelé en rescousse en avril 2012 pour diriger le gouvernement de la transition, Cheick Modibo Diarra a été contraint à la démission en décembre 2012, parce que refusant de cautionner la forfaiture. Cheick Modibo Diarra veut redonner espoir au peuple malien. L’enfant de Nioro, l’amoureux de Kidal, sollicite son suffrage, avec légalité et légitimité, pour travailler librement.

Une fois au pouvoir, dans le domaine de l’agriculture, Cheick Modibo Diarra souhaite aller au-delà de l’autosuffisance alimentaire, pour mettre en œuvre un programme ambitieux de production de large surplus alimentaires commercialisables. Concernant l’éducation et la formation, l’accent sera mis sur l’accès universel à l’éducation primaire, à l’enseignement secondaire et supérieure.

Sur le plan de la santé, il s’engage à réduire la mortalité infantile et la mortalité maternelle. Le renforcement des infrastructures sanitaires et les campagnes de prévention des maladies endémiques vont continuer ainsi que la politique d’approvisionnement en médicaments essentiels. S’agissant de l’administration, le candidat Cheick M. Diarra préconise sa réforme, en redéfinissant des missions du service public, éliminant les gaspillages de dépenses de prestige, et en augmentant les recettes fiscales à travers leur bonne gestion. Un autre aspect du projet, ce sont les infrastructures routières et ferroviaires qui seront développées.

Âgé de 61 ans, l’homme est doté d’une capacité intellectuelle et relationnelle requise pour diriger le Mali. Il a acquis ses expériences, sa réputation mondiale au-delà des frontières maliennes. Patron de Microsoft Afrique depuis le 20 février 2006, Cheick Modibo Diarra a connu une enfance difficile et une carrière professionnelle exceptionnelle. C’est un certain lundi 21 avril 1952 où il naquit que le voyage de Cheick Modibo Diarra a commencé à Nioro. Il est fils de Moussa Kirangoba, un commis de l’administration coloniale et de Ba Kadiatou, infirmière de son Etat. A six ans, son oncle l’envoya dans un jardin d’enfants de la mission catholique de Ségou destinée aux enfants des militaires et des colons français. Ils étaient seulement trois maliens. L’année d’après, il intègre l’école primaire. En 1969, il fut admis au DEF à Ségou et orienté au lycée technique de Bamako. Trois ans plus tard, en 1972, Cheick Modibo Diarra, affectueusement appelé Gin Campari par ses copains, décroche son bac.

De 1972 à 1979, il poursuit tant bien que mal ses études en France pour ensuite aller aux USA. Il fait 7 ans d’études dans une Université américaine avec une moyenne de 3,71 sur 4. En juin 1988, il fut convoqué à la NASA en Californie, après que son CV soit visité. Quelques jours après, sa candidature a été acceptée au Département du génie mécanique et celui de la navigation. Cheick opte pour la navigation. Avant, il dispensait des cours aux étudiants de l’Université de Howard et préparait en même temps sa thèse. Et c’est le 11 juillet 1988 que Cheick a commencé à travailler au JPL (Jet Propulsion Laboratory) où s’élaborent toutes les sondes américaines propulsées dans l’espace. A la NASA, il effectue cinq missions. Il s’agit notamment de Magellan, d’Ulysse, de Galilée, de Mars Pathfinder. Sa dernière a été une grande réussite, saluée à l’époque par le Président Bill Clinton.

En mars 2012, une junte militaire dirigée par le Capitaine Amadou Aya Sanogo a mis un coup d’arrêt au processus démocratique, plongeant le pays dans une crise institutionnelle et sécuritaire. Le coup d’Etat a favorisé l’occupation des 2/3 de notre pays par les terroristes. C’est dans cette situation que Cheick M. Diarra fut appelé comme premier ministre de pleins pouvoirs, pour conduire le gouvernement de la transition, libérer le pays et organiser les élections. Dans ce travail, il a eu une divergence de vues avec la junte militaire et le président intérimaire Dioncounda Traoré dans la conduite des affaires, ce qui va le pousser à démissionner du poste de Premier ministre en décembre 2012.

Fort de toutes ces expériences, Cheick Modibo Kéita sollicite le suffrage des maliens, pour leur assurer un avenir meilleur.

Ahmadou MAÏGA

Le Guido du 24 Juillet 2013.