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Dans le cadre de la « foire de santé » matérialisant la journée nationale de vaccination, l’inoculation de la dose des vaccins et du comprimé de vitamine A pour éradiquer cinq maladies chez les nourrissons, les femmes allaitantes et enceintes ainsi que les enfants de mois de cinq ans, est accompagnée de la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées.

Certains parents ou personnes malintentionnées font subir des calvaires aux petits-enfants, qu’ils amènent plusieurs fois aux vaccinateurs pour bénéficier de moustiquaires imprégnées. L’information du décès d’un jeune garçon à Missira, en commune II, a fait le tour de la capitale depuis samedi.

Selon ces informations que le commissariat du 3e arrondissement n’a pas pu nous confirmer, le jeune homme conduit deux jours de suite (le jeudi et vendredi) pour prendre ses doses de vaccin serait décédé le samedi dernier d’une overdose. Il aurait accumulé une dose anormale de vaccin pour assouvir l’intérêt sordide de la personne, qui voudrait gagner plus de moustiquaires imprégnées.

Beaucoup de gens sont au regret de constater, que les opérations de vaccination se passent dans le désordre parfait. La moustiquaire imprégnée demeure la principale motivation de certains gens.

A Niamakoro, en Commune VI, une femme d’une soixantaine d’années a été éconduite parce qu’elle n’a pas été à mesure de dire l’âge et le nom de l’enfant qu’elle portait dans les bras. Les infirmiers du CESCOM ont compris qu’elle avait un enfant pris dans la rue.

Une autre dame avait menti sur l’âge de son enfant auquel elle donnait trois ans alors qu’il en a plus de cinq.

Les organisateurs doivent davantage faire de sensibilisation et redoubler de vigilance pour éviter de récolter les effets contraires de la « foire de santé« .

Abdrahamane Dicko

17 Décembre 2007