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La cour d’assises de Bamako a condamné Moussa Doumbia à vingt ans de réclusion et au payement d’une amande d’un million de F Cfa. Ce menuisier subit une accusation de viol perpétré en 2010 sur une mineure en déficience mentale.

Condamné donc par contumace, l’inculpé échappe pour le moment à la prison. Et pourtant, il avait été mis sous mandat de dépôt le 31 mars 2010. A-t-il bénéficié d’une liberté provisoire qui lui permit de s’échapper de la justice? L’arrêt de renvoi de la cour reste muet sur cette question. Au terme de l’information judiciaire, il ressort que Moussa Doumbia a été surpris en plein ébat dans un chantier en construction à Kati. Sa « partenaire » n’est qu’une fillette de 13 ans qui de plus ne jouirait pas de toutes ses facultés mentales.
C’est le père de la victime qui a porté plainte contre Moussa Doumbia et le mis à la disposition de la brigade des mœurs. Le forfait a été découvert par Moussa Traoré le premier. Ce voisin de la famille de la victime alerta les parents.

Tout au long de l’instruction judiciaire, l’inculpé a nié les faits. Mais la justice avait contre lui un lot de témoins à charge. A commencer par Moussa Traoré qui a persisté que le bourreau de la fillette est belle et bien le sieur Doumbia et qui portait un couteau en main et en état d’ivresse. Mieux, un second témoin, N’Goriba Diakité, dit avoir sauvé Mousssa Doumbia d’une vindicte populaire à l’issue de cet acte. ; qu’il a dans sa déposition confirmé que Moussa Doumbia lui a confié avoir commis une erreur et que d’ailleurs il a été témoins de la découverte du slip de la victime sur les lieux.

« Les dénégations de Moussa Doumbia ne sauraient prospérer devant tous ces témoignages », conclu l’arrêt de la cour, qui estime qu’il « résulte des charges suffisantes contre Moussa Doumbia d’avoir à Mamaribougou (cercle de Kati) le 18 Mars 2010… tenté de commettre sur la mineure un acte de pénétration, avec violence, contrainte et menace ».

Cheick Larab Diarra

Le 03/12/2013