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Plus de 100 personnes sont citées à la barre pour répondre de diverses accusations : meurtre, atteinte aux biens publics, empoisonnement, vol qualifié, association de malfaiteurs, tentative d’assassinat, homicides et coups et blessures volontaires ; tentative de vol qualifié, coups mortels, infanticides, viols, pédophilie, rébellion, opposition à l’autorité légitime, détention et usage de faux billets, faux et usage de faut et vol, assassinat, détention illégale d’armes à feu, enlèvement de personnes, incendie volontaire, outrage à agent de la force publique, attentat à la pudeur et trafic de drogue.

C’est donc toute la panoplie du grand banditisme qui est une fois de plus servie comme menu au président de la Cour d’appel de Bamako et non moins président de cette 3e Session de la Cour d’assises siégeant à Bamako, Abdoulaye Issoufi Touré et au Procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Amadou Ousmane Touré.

Mais malgré tous les efforts pour endiguer le fléau du banditisme au Mali, force est cependant de reconnaître que le taux de progression de la grande délinquance est effrayant chez nous.

En faisant une analyse de la situation du banditisme au Mali, on se rend compte que nos forces de sécurité ont fait beaucoup de progrès dans la traque contre les bandits de grand chemin et dans le démantèlement de leurs réseaux.

Les nombreuses opérations de police en attestent éloquemment. Quant à la justice, elle ne cesse de sanctionner.

Le problème ne se situe donc pas à ce niveau. Il se trouve au niveau du citoyen Lambda. Ensuite à cause de la démission collective de toute la société dans l’éducation de nos enfants.

La dépravation des moeurs et la perte de nos repères en sont les raisons principales.

Birama Fall

1er novembre 2006.