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Pour cette journée de mercredi 18 mars, les travaux de la Cour d’assises étaient dirigés par B. Cissoko assisté par Moussa Oudé Diallo et Amadou Bah. Le banc du ministère public était occupé par le Procureur de la République de Kati, Alou Nampé. L’audience a commencé par une affaire d’association de malfaiteurs, de vol qualifié et de complicité de vol qualifié.

A la barre pour répondre des chefs d’accusation qui leur sont reprochés, Madani Touré, Moussa Diaw et Siaka Sangaré dit Wassoulou, auteurs de vols portant sur cinq motos (Yamaha et Djakarta) et de plusieurs appareils de musique, n’ont pas mis du temps à reconnaître leurs forfaits.

Prenant la parole en premier, Madani Touré a reconnu que la décision de voler est venue de lui. Il a soutenu que c’est lui qui a fait la proposition à Siaka Sangaré dit Wassoulou et Moussa Diaw. Il soutiendra que c’est la misère qui l’a poussé à mûrir cette décision peu honorable. Madani Touré d’ajouter que la bande a volé trois motos. Dans son aveu, il précisera que la bande suivait minutieusement les mouvements de ses victimes et qu’ainsi ses éléments ont, au préalable, aperçu la plupart des motos volées par-dessus les murs de clôture de leurs victimes.


Autre détail : pour vendre les engins volés, les malfrats traitaient avec un certain Brama et un autre complice du nom de Seydou.

Moussa Diaw, pour sa part, a confié qu’ils vivaient tous dans le même quartier et que les différents vols de motos ont été commis dans les quartiers de Niamakoro et de Kalaban-Coura. Moussa Diaw d’ajouter que le groupe disposait de tenailles, de cisailles et d’un pistolet pour intimider, le cas échéant, les victimes. Il est même allé jusqu’à préciser qu’il a perpétré le vol de deux motos avec Madani Touré et que les trois autres l’ont été en compagnie de Siaka Sangaré dit Wassoulou.

Ce dernier a, quant à lui, déclaré qu’il a eu à faire la connaissance de Madani Touré sur le chemin des voyages et qu’au cours d’un ces voyages, Madani Touré, qui était à court d’argent, lui avait proposé la vente d’une paire de chaussures. Tout comme ses deux complices, il a reconnu les faits commis par sa bande. Les accusés ayant reconnu leurs forfaits, la tâche des magistrats fut largement de la Cour fut largement facilitée.

Le représentant du ministère public, dans son réquisitoire, a demandé à la Cour de retenir les accusés dans les liens de l’accusation et de les sanctionner conformément aux dispositions en vigueur. Il a tout de même demandé à la Cour de leur accorder les circonstances atténuantes. La valeur des engins volés a été estimée à plus de 2,5 millions FCFA.

Les accusés, quant à eux, ont demandé clémence de la Cour. Ils ont juré chacun de ne plus reprendre de tels actes. Les conseils des accusés, Maîtres Mohamed Goïta et Gaoussou Diakité, ont tout simplement demandé à la Cour d’accorder les faveurs de l’article 18 à leurs clients.

Après délibérations, la Cour a condamné Madani Touré, Siaka Sangaré et Moussa Diaw à la peine de 10 ans de réclusion. A noter que les trois malfrats sont écroués depuis le 17 janvier 2006. Les accusés Nassoum Traoré et Namory Kéita, qui avaient bénéficié de la liberté provisoire le 9 février 2006, n’ayant pas comparu (en cabale depuis) ont été condamnés par contumace à 20 ans de réclusion criminelle.

La Cour a également condamné, de façon solidaire, Madani Touré, Moussa Diaw et Siaka Sangaré à payer 360 000FCFA à FCFA à Ballo à titre de remboursement.

Siaka Cissé écope de 5 ans de prison ferme pour pédophilie sur une fillette de 11 ans

La deuxième affaire jugée ce mercredi 18 mars 2009 a vu la condamnation de Siaka Cissé, âgé de 34 ans, à 5 ans de prison ferme. Ce dernier, en prison depuis le 5 juillet 2006, est accusé de pédophilie sur la petite Korotoumou Mariko âgée seulement de 11 ans au moment des faits.

Pour tromper la petite Korotoumou Mariko, Siaka Cissé, lui avait remis la somme de 50 FCFA, histoire de l’attirer vers lui. La suite se passe de tout commentaire. Après avoir reconnu les faits à la barre, les faits qui lui sont reprochés, la Cour n’a pas manqué de donner une leçon à Siaka Cissé, qui s’en est sorti avec 5 ans de prison ferme.

L’une des deux dernières affaires de la journée du mardi 17 mars a vu la Cour condamner Mama dit Jean Coulibaly, accusé de coups mortels ayant entraîné la mort de son propre frère, à 30 mois de prison ferme.

Accusés pour viol, les sieurs Alou Denon, Bourama Cissé et Adama Traoré ont été condamnés à 18 mois d’emprisonnement. Ils ont retrouvé aussitôt la liberté, puisque la durée de leur prison couvre leur peine. Mais la Cour les a solidairement condamnés au payement de 250 000 FCFA à la partie civile comme frais de réparation de préjudice.

Zhao Ahmed BAMBA

19 Mars 2009